
La cohabitation des espèces végétales endémiques et introduites à Madagascar était au centre des débats, lors d’un atelier à l’hôtel Panorama mercredi. Organisé par le MAEP, le MEDD, le Cirad, l’Université d’Antananarivo et le FOFIFA, cet atelier était l’occasion de se concerter pour les experts nationaux et internationaux de l’environnement et de l’agronomie.
Depuis 2003, l’Université d’Antananarivo, le FOFIFA (Foibem-pirenena sy fikarohana amin’ny fampandrosoana ny eny Ambanivohitra) et le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique) mènent une action commune qui vise l’harmonisation des espèces forestières et agro-forestières dans le système agro-forestier actuel de Madagascar. La durée de ce programme ayant été prolongée, les chercheurs malgaches et étrangers ont tenu un atelier à l’hôtel Panorama avant-hier sur la thématique : « Les espèces forestières et agro-forestières introduites et natives pour répondre au défi socio-environnemental à Madagascar : même combat ? ». En effet, cela fait 200 ans que la couverture végétale malgache n’est pas uniforme en raison de la cohabitation des espèces natives et des espèces introduites. Les experts ont souhaité débattre sur le paysage végétal de la Grande Île afin d’en dégager des réponses au grand défi mettant en jeu la forêt à Madagascar.
Sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (MAEP), et du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD), les trois comités se sont concertés sur la connexion entre les besoins nationaux de consommation et la priorisation de la préservation des ressources forestières du pays. Trois points ont donc été abordés lors de cet atelier : conjuguer la conservation de la biodiversité et la valorisation des ressources naturelles avec la production agricole, dans le but de contribuer à la durabilité des écosystèmes forestiers malgaches ; renforcer la recherche pour le développement via la combinaison de la conservation et du développement des filières agricoles dans un cadre institutionnel et légal ; et trouver des solutions pour que l’enseignement et la formation mènent vers l’augmentation des capacités. Ainsi, les chercheurs qui étaient les principaux intervenants lors de l’atelier ont pu présenter à une assistance, composée de partenaires du développement et de décideurs politiques, les résultats des recherches récentes faites sur les espèces dites « envahissantes ». Et pendant ces présentations, chaque partie a soutenu différentes thèses en fonction des résultats de ses recherches. Mais au final, les idées rejoignent une même ligne : la préservation et la protection des espèces endémiques de Madagascar.
Anja RANDRIAMAHEFA


