
On l’a dit ici, c’est à Antananarivo que se tiendra, du 10 au 12 décembre 2019, le neuvième conseil des ministres de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES). Côté organisationnel, le directeur général de la Caisse nationale de Prévoyance sociale (CNaPS) a déclaré que tout est déjà prêt, et que les employés de la CNaPS ont tous déjà terminé la formation spéciale sur la logistique, le protocole et l’accueil de ce grand événement. Il a également parlé de l’importance de la tenue de ce conseil à Madagascar. « Nous avons de l’avance par rapport à la gestion financière, puisque Madagascar est le seul pays parmi les 17 membres de la CIPRES, à avoir obtenu le certificat de bonne gouvernance de la part de l’AISS (International Social Security Association). Par contre, au niveau de la sécurité sociale, beaucoup reste à faire, à l’exemple des obligations des employeurs vis-à-vis du taux de cotisation. Ce taux est de 41% au Sénégal, tandis qu’à Madagascar, il est encore à 13% », a-t-il expliqué.
Renouvellement attendu. Le directeur général de la CNaPS a également évoqué les textes en vigueur à Madagascar, qui datent des années 60. Pour lui, ces textes méritent d’être renouvelés et adaptés en fonction de la réalité actuelle. « La sécurité sociale est l’affaire de tous : Etat, employeurs et salariés. Si ces trois entités ont la même vision, nous irons plus vite et plus loin. Ensemble pour la sécurité sociale à Madagascar », a-t-il lancé. C’est ainsi qu’on vise en ce moment une augmentation des prestations, en cohérence avec le coût de la vie du côté de la population. Reste à voir les bonnes retombées suite à la tenue de ce neuvième conseil à Antananarivo.
Anja RANDRIAMAHEFA


