
Le « vatsin’ankohonana » qui fait partie des programmes de filets sociaux de sécurité arrivera à son terme avant mars 2022. Mais avant, il restera quatre transferts monétaires à effectuer
Positif. C’est le bilan dressé par le Fonds d’intervention pour le développement (FID) dans le cadre de la mise en œuvre du projet « vatsin’Ankohonana ». C’est une bourse familiale afin que les familles vulnérables ayant des enfants de moins de 14 ans puissent envoyer leurs enfants à l’école primaire et préserver la santé des plus petits en améliorant la nutrition. Le transfert monétaire, un supplément de revenu moyen terme et un levier d’investissement à plus long terme leur est versé tous les deux mois, conditionné par l’assiduité scolaire des enfants. Le projet s’achèvera l’année prochaine mais il reste encore quatre transferts à réaliser avant mars 2022. « Nous avons dressé un bilan satisfaisant en cinq ans. La réinsertion scolaire des élèves ainsi que l’amélioration des conditions de vie des ménages vulnérables figurent parmi les réalisations du projet », selon Verosoa Razafimiarantsoa, directeur inter-régional FID Manakara. Depuis sa mise en place, 50 300 ménages vulnérables ayant des enfants âgés de 0 à 12 ans ont pu en bénéficier. 29 transferts ont été effectués jusqu’ici avec un montant qui s’élève à 4 156 752 908 ariary. A noter que la seconde phase du projet s’achèvera en mars, tandis que la troisième phase se poursuivra dans d’autres zones d’interventions.
Cibles. Le projet intervient dans 13 districts dont Toamasina II, Mahanoro, Ambohimahasoa, Faratsiho, Betafo, Vohipeno, Betioky Atsimo, Toliara II, Ampanihy, Mananjary, Vohibato, Ambatolampy et Brickaville. Promouvoir l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants de 0 à 5 ans, appuyer l’intégration des enfants de 6 à 12 ans dans le système scolaire ainsi que le changement de comportement, mais également l’amélioration des conditions de vie et l’autonomisation des femmes sont les principaux objectifs. Ce projet encourage la rétention scolaire des élèves car ils doivent venir en cours au moins quatre fois par semaine pour que leurs familles puissent bénéficier de ce transfert monétaire dont le montant varie de 40 000 à 60 000 ariary en fonction du nombre d’enfants scolarisés. Pour le district de Vohipeno dans la région Vatovavy Fitovinany, le projet intervient dans 16 communes et 110 fokontany avec 7913 bénéficiaires.
Mesures d’accompagnement. Quelques dispositifs ont été mis en place par le FID afin d’améliorer les conditions de vie des bénéficiaires. Parmi ces instruments adoptés figure l’alphabétisation. Il y a également l’association d’épargne et de crédits (AVEC), le développement du bien-être de la famille et de la petite enfance mais aussi l’inclusion productive comme le champ-école et le site de démonstration. « J’ai appris la lecture et l’écriture grâce à ce projet. Quand je rencontre des difficultés, mes enfants qui sont scolarisés m’aident pour mes devoirs », se félicite Berthine, 41 ans. Ce programme encourage également le changement de comportement de la société envers les femmes dans cette partie Sud-Est du pays. Elles n’étaient auparavant pas considérées, mais grâce aux activités génératrices de revenu, bon nombre d’entre elles sont devenues autonomes. A rappeler que le « vatsin’ankohonana » est un projet du gouvernement malgache, financé par la Banque Mondiale avec la coordination du ministère de la Population et exécuté par le FID.
Narindra Rakotobe



