
La COalition MAlagasy pour le REnforcement des Systèmes de Santé sollicite l’inscription voire l’augmentation du budget consacré à l’achat des produits contraceptifs dans la Loi de finances initiale 2022. L’objectif étant d’atteindre le taux de prévalence contraceptive à 60% d’ici deux ans.
Assurer la disponibilité des produits contraceptifs sur tout le territoire national. C’est l’engagement du gouvernement malgache pour atteindre les objectifs FP 2030 (Family planning) et que le président de la République Andry Nirina Rajoelina a signé au mois de septembre. En tant que coalition de la société civile œuvrant dans le domaine de la santé, la COMARESS demande l’inscription et l’augmentation du budget alloué pour l’achat des produits contraceptifs sans la prochaine Loi de finances initiale (LFI) 2022. « L’achat des intrants n’était pas inscrit dans le budget général 2020 et 2021. Cependant, Madagascar vise à augmenter jusqu’à 60% le taux de prévalence contraceptive moderne pour les femmes en union dans un délai de deux ans », selon le président national de la COMARESS, le Dr Jean Claude Rakotomalala.
Défis. Dans l’engagement signé par le chef d’Etat, le gouvernement malgache s’engage à assurer la disponibilité des produits contraceptifs sur tout le territoire national avec un taux de rupture moyen aux points de prestation de moins de 10% par méthode. Il y a également l’augmentation du nombre de structures offrant des informations et des services de la PF adaptés aux besoins des adolescents et jeunes, de 400 à 850. La recherche du financement des gaps pour le programme de PF en collaboration avec les partenaires techniques et financiers avec au moins 5% du financement par le secteur privé est aussi inscrite dans cet engagement. D’ici 2030, Madagascar pourrait ainsi réduire le taux de besoins non satisfaits en PF à 8% et atteindre l’indice synthétique de fécondité à 3%.
Narindra Rakotobe


