
La Société Malagasy Mutualiste d’Epargne et de Crédit (SMMEC) a créé la Mutuelle de santé Harena en 2012.
En effet, près de 80% de ses 300 000 membres n’ont pas de couverture de santé comme les organisations inter-entreprises étant donné qu’ils pratiquent une profession libérale. « Nous avons mis en place cette structure afin de les aider dans le cadre de notre mission sociale, outre la mission économique visant à améliorer leur niveau de vie via le développement de leurs activités. Ce qui permettra en plus de réduire les risques de non remboursement en cas de maladie des membres », a expliqué le Directeur général de SMMEC lors de la célébration du 10e anniversaire de cette Mutuelle de Santé Harena, vendredi dernier à l’hôtel Carlton.
À hauteur de 60%. Depuis sa création, plus de 50 000 familles ont bénéficié d’une prise en charge médicale. Actuellement, la Mutuelle de Santé Harena compte 17 000 membres, soit 17 000 familles et 90 000 bénéficiaires. En effet, « cette prise en charge médicale à hauteur de 60% sera allouée non seulement aux membres mais aussi à leurs familles respectives en payant des cotisations annuelles. Elle est également ouverte aux non-membres. Des entreprises privées inscrivent même leur personnel chez nous. Des soins de santé de qualité et de proximité sont en même temps offerts à la population malgache grâce à notre collaboration avec 300 prestataires dont entre autres, 50 centres et cliniques, 20 CSB, 29 hôpitaux, 136 médecins, 48 pharmacies, 24 dépôts de médicaments, 12 pharmacies des hôpitaux, 4 dentistes, 6 ophtalmologues et 1 prestataire d’examen complémentaire. Même les marchands ambulants ou les marchands de légumes peuvent en bénéficier », a-t-il précisé.
Seuls 14% des Malgaches. La Mutuelle de Santé Harena se trouve ainsi parmi les acteurs principaux dans la mise en œuvre de la couverture en santé universelle à Madagascar. Un centre médico-social sera bientôt installé, outre la digitalisation de ses offres. Par ailleurs, le directeur de la Cellule d’Appui de la Couverture en Santé Universelle, représentant le ministre de la Santé publique a évoqué qu’une discussion sur la prise en charge des couches vulnérables n’ayant pas les moyens de payer des cotisations annuelles, s’impose. En effet, « seuls 14% des Malgaches bénéficient d’une couverture sanitaire à Madagascar », a-t-elle conclu.
Navalona R.



