
Les relations entre un continent, l’Europe, et un pays/continent, la Russie, connaissent actuellement ses heures les plus délicates. Sur l’international numérique, des millions d’internautes de tous les pays réagissent. C’est qu’on ne peut plus être indifférent de ce qui se passe de ce côté-là du monde.
Une évidence. La communication médiatisée occidentale tire à boulets rouges sur le président russe Vladimir Poutine. Tandis que le maître du Kremlin tente de rendre la pareille en traitant les dirigeants européens de « drogués ».
Sur le réseau social le plus utilisé d’Afrique et de Madagascar, « Facebook », les positions se cristallisent au fur et à mesure. La « géopolitique numérique » semble apporter un autre éclaircissement à ce conflit.
Pour le cas de l’Afrique, sans forcément donner raison au président russe, les Africains ont tendance à cautionner une action visant à équilibrer l’hégémonie occidentale. Pour des centaines d’internautes malgaches, la question des îles Éparses est remise sur le tapis.
« Quand c’est la France qui déclare sur les îles Éparses : ici c’est la France, où ont été les autres pays comme l’Allemagne, l’Angleterre et les autres ? », questionne un utilisateur. Et il n’est pas le seul, beaucoup de « facebookeur(se)s » malgaches s’alignent sur ce point de vue.
Au regard du droit international, l’action de Vladimir Poutine, traité de « parano », de « naziste » par les médias internationaux, sur l’Ukraine, a des points communs d’illégalités avec cette annexion des îles Éparses.
Mais ni « Euronews », encore moins « France 24 », ni « BBC » n’ont qualifié Emmanuel Macron de « parano ». Ce que les puissants reprochent à la Russie, c’est de vouloir annexer militairement l’Ukraine. Sur les îles Éparses, la France a érigé sans en faire part Madagascar un camp militaire.
La réaction des internautes du grand continent voisin est pour la plupart du côté russe. Apparemment, cette guerre éclaire un peu plus, si l’on en croit les réseaux sociaux, sur le réel ressenti africain face à l’Occident.
Maminirina Rado



