La Russie a fait dépêcher, hier, à la presse un communiqué qui expose les raisons de la crise en Ukraine. L’Union européenne, quant à elle, a attiré l’attention de l’opinion publique sur les « désinformations ».
La Russie parle d’une « opération spéciale militaire » alors que le camp des alliés de l’Ukraine atteste une « invasion militaire russe ». La Russie a informé la presse malgache, hier, des raisons de ce conflit. Mais l’Union européenne fustige qu’une « campagne de désinformation » est menée par les Russes. Le camp de Vladimir Poutine soutient, en effet, que « les objectifs de l’opération spéciale militaire russe sont la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine, la protection de la population du Donbass, ainsi que la Fédération de Russie contre la menace militaire posée par les pays de l’OTAN qui tentent d’utiliser le territoire ukrainien pour prendre pied contre notre pays ». Un communiqué de l’ambassade russe à Madagascar véhicule cette thèse. Pourtant, selon l’Union européenne, « la Russie accroît, depuis longtemps à un niveau élevé, l’agression contre l’Ukraine tout en lançant une invasion contre ce pays démocratique ». « C’est la Russie qui est l’agresseur », martèlent les Européens. Aussi, « la propagande nazie et communiste a été bannie en Ukraine, qui est un pays dirigé par un gouvernement démocratique », soutiennent-ils.
Phosphore. « L’opération spéciale est tout à fait légitime. Elle est menée conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies », ont soutenu les Russes. Et de poursuivre que « la situation actuelle en Ukraine et dans le Donbass est née du coup d’État anticonstitutionnel de 2014, mené par des forces néonazies avec le soutien des Occidentaux ». Une thèse que réfute toujours l’Union européenne qui soutient, en revanche, que « les rapports de l’OSCE montrent systématiquement que la majorité des violations du cessez-le-feu proviennent de militants soutenus par la Russie ». « L’utilisation de munitions remplies de phosphore par l’armée ukrainienne est également enregistrée, ce qui est interdit par le protocole III de la Convention des Nations Unies sur les armes inhumaines de 1980 », atteste l’ambassade russe dans la missive d’hier. Mais, selon l’Union européenne, il s’agit ni plus ni moins que d’une « désinformation ». « De nombreux rapports des Nations Unies et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe démentent ces affirmations », lit-on sur une publication de la délégation de l’Union européenne à Madagascar. « L’Ukraine n’a jamais produit, stocké ou utilisé d’armes chimiques », défendent les pays européens.
Rija R.