Presque tous les usagers de la capitale font la grogne en raison des coupures de courant de la JIRAMA, et ce, presque tous les jours. Bon nombre d’entre eux manifestent sur les réseaux sociaux en commentant sur la page Facebook de cette entreprise d’État, exprimant leur ras-le-bol, tandis que d’autres ironisent en disant que la mauvaise qualité des services publics offerts est devenue coutume. La JIRAMA s’est toujours excusée en évoquant que ses techniciens sont en train de résoudre les problèmes techniques au niveau du circuit de distribution causant des coupures d’électricité, et ce, à plusieurs reprises en une journée et surtout en soirée. Des prévisions de délestage ont été en même temps programmées dans certains quartiers comme Andraharo, Anosivavaka, Ambohimanarina jusqu’à Andranotapahina, hier.
Privation d’eau. Mais plusieurs usagers se plaignent que d’autres quartiers comme Ampitatafika et Itaosy se trouvent toujours dans le noir alors que ceux-ci ne sont pas inscrits dans cette liste de la JIRAMA. Et ce n’est pas tout ! De nombreux dégâts causés par ces coupures de courant à répétition sont dénoncés par les usagers. Des appareils électro-ménagers et des appareils électroniques ont explosé, entre autres. Certains sont réparables tandis que d’autres ne le sont plus, sans compter les denrées alimentaires conservées dans les réfrigérateurs qui ne sont plus comestibles. Les usagers ayant une profession libérale, déplorent également que leurs principales activités sont complètement anéanties en raison de ces coupures d’électricité prolongées. Il est à noter que les quartiers victimes de délestages subissent en même temps une privation d’eau étant donné que les deux secteurs sont interdépendants.
Par ailleurs, le ministère de tutelle a annoncé dernièrement que l’alimentation en électricité de la capitale sera améliorée étant donné que les 15 mégawatts fournis par la centrale de Farahantsana sont injectés au Réseau Interconnecté d’Antananarivo. Mais la situation ne fait qu’empirer, d’après les témoignages de nombreux usagers.
Navalona R.




