Les infrastructures sanitaires présentent encore de grands déficits, selon les gouverneurs du Groupe de la BAD (Banque Africaine de Développement), des déficits qui sont mis en évidence par la pandémie de Covid-19. Face aux besoins de ses pays membres en Afrique, la BAD se dote, pour la première fois, d’une stratégie pour les infrastructures de santé, conformément à l’une de ses cinq priorités stratégiques concernant l’amélioration de la qualité de vie des populations africaines. Cette stratégie a été adoptée par le Conseil d’administration du Groupe de la BAD qui couvre désormais la période 2022-2030. D’après l’institution financière, la stratégie est axée sur trois catégories d’infrastructures de santé qui tiennent compte de l’avantage comparatif de la BAD, ce qui offre à celle-ci la flexibilité nécessaire pour répondre aux différents besoins des pays africains.
Transversale. En effet, la stratégie s’appuiera sur les systèmes de santé nationaux et portera sur trois thèmes transversaux, notamment l’amélioration de la connectivité à Internet et aux technologies de la communication afin de renforcer les systèmes d’information sur la santé et soutenir l’innovation ; la promotion de la collaboration régionale et l’harmonisation des politiques et des réglementations en matière de santé ; et, un dialogue portant sur les politiques ainsi qu’une assistance technique. « Nous devons donner espoir aux populations pauvres et vulnérables en faisant en sorte que chaque Africaine et chaque Africain, quel que soit son niveau de revenu, ait accès à des soins de santé de qualité, ainsi qu’à une assurance maladie et à une protection sociale », a déclaré le président du Groupe de la BAD, Dr Akinwumi A. Adesina. Par ailleurs, la stratégie a déjà reçu un appui massif au cours d’une série de consultations, notamment avec les ministres de la Santé des 54 pays membres régionaux de la Banque, les partenaires de développement et les organisations de la société civile.
Antsa R.




