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mardi, septembre 8, 2026
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Bakoly Andrianady : « Pour un combat ferme et inclusif contre les violences basées sur le genre »

Bakoly Andrianady, présidente de l’association « vie neuve » milite contre les violences faites aux femmes.

Dans un environnement hostile, on ne peut parler ni de stabilité ni de développement durable. Les violences basées sur le genre sont interdites en toutes circonstances et en tout lieu. En tout état de cause, la Charte Internationale des droits de l’Homme affirme le droit de tout être humain de se protéger et d’être protégé contre lesdites violences.

Certes, des progrès ont été réalisés pour lutter contre ce fléau, à l’instar de l’adoption de la loi 2019-008 du 13 Décembre 2019. Toutefois, en dépit des efforts déployés, la situation reste toujours préoccupante et pour cause. La faiblesse de l’état de droit précipite à tout moment la société dans la corruption et la criminalité. La culture de l’omerta et de l’impunité aggrave davantage la situation et encourage les auteurs à récidiver.

Une multitude de droits fondamentaux inhérents à la dignité humaine sont bafoués due aux VBG: le droit à la vie, le respect de l’intégrité physique, le droit à liberté et à la sécurité des victimes, le droit de ne pas subir des traitements inhumains, cruels et dégradants, le droit de bénéficier du développement de leurs droits économiques, sociaux et culturels lesquels garantissent et assurent leurs moyens d’existence. Avec l’apparition de nouveaux types de violences comme la violence en ligne ou celle infligée lors de l’accouchement, les femmes et les filles sont, probablement, les principales victimes de ces actes abominables. L’absence d’une protection complète de leurs droits fondamentaux ne fait qu’exacerber leurs vulnérabilités.

Les VBG fragmentent les liens sociaux et augmentent les inégalités à chaque niveau de la société. Pour y faire face, il faut une stratégie de longue durée, voire pluriannuelle afin que la lutte gagne en efficacité, car il n’existe pas de solution à court terme en matière de lutte contre les VBG. Elle doit également s’accompagner des initiatives et d’une volonté de prise de responsabilité dans les politiques menées ; d’établir un climat de confiance entre la justice et les citoyens ; de s’engager dans des réformes institutionnelles et de mettre en place un mécanisme de dissuasion et de prévention plutôt que d’alimenter la victimisation.

Le triptyque « ETAT DE DROIT – PREVENTION – TRAITEMENT, en profondeur » de toutes formes d’agressions perpétrées à l’égard des femmes et des filles devrait, en conséquence, être intégré dans la stratégie nationale de la lutte contre les VBG afin de limiter les vulnérabilités et d’assurer le droit de garanties de non-répétition des violences.

Combattre les VBG est l’affaire de tous ! Une lutte qui nécessite longanimité et sang-froid.

Aussi, à l’occasion de cette journée des droits des femmes : développons les synergies ! Restons fermes pour éradiquer les violences basées sur le genre en fixant comme objectifs, aussi bien la protection, le rétablissement du droit à la dignité des femmes et des filles qui en sont victimes, que la reconstruction de leurs vies saccagées.

Recueillis par Narindra Rakotobe

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