Une question de temps. Madagascar suivra d’ici peu la tendance mondiale de la hausse des prix à la pompe des carburants. Et pour cause, les cours du brut ne cessent de flamber sur le marché pétrolier mondial en tournant autour de 150 USD le baril.
Et ce ne sera visiblement pas fini puisque les prévisions actuelles annoncent la poursuite de cette tendance haussière.
Effets néfastes
Cette envolée des cours pétroliers entraîne partout dans le monde des effets néfastes caractérisés par la hausse des prix à la pompe des carburants. En France par exemple, la barre des 2 euros le litre pour le supercarburant est dépassée. Des pays africains ont suivi le rythme. A l’instar de la Tanzanie, de la Côte d’Ivoire, du Ghana où l’essence dépasse actuellement la barre des 4 500 ariary le litre. Le niveau des prix est presque le même dans la plupart des Etats africains qui ont abandonné le système de subvention pour faire place à la vérité des prix. Les observateurs du secteur de la distribution pétrolière estiment que Madagascar doit également suivre cette tendance africaine. Et ce, pour la bonne et simple raison que depuis pratiquement deux ans, les prix à la pompe n’ont pas bougé alors que les cours du brut ont doublé.
Problèmes de trésorerie
Par ailleurs, le FMI qui vient de décider le décaissement de la deuxième tranche de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) continue d’insister sur le retour à la vérité des prix. Une option reconnue par la partie malgache qui prévoit pour sa part un réajustement progressif des prix. La question a d’ailleurs été débattue lors des récentes réunions entre le ministre en charge des Hydrocarbures et les distributeurs pétroliers. Lesquels se trouvent actuellement dans une situation difficile. En effet, d’après nos informations, les opérateurs pétroliers font de plus en plus face à des problèmes de trésorerie. Une situation qui, à terme, pourrait déboucher sur une incapacité des distributeurs pétroliers à importer du carburant. Avec ce que cela suppose d’exposition à une crise qui pourrait provoquer une rupture de l’approvisionnement en carburant. Un danger imminent.
R.Edmond.




