
« Une chaîne du livre coordonnée et performante, de l’auteur au libraire en passant par l’éditeur et l’imprimeur, peut constituer une véritable force de frappe économique, sur la scène nationale comme internationale », a expliqué d’emblée Patrick Perez, le conseiller de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France à Madagascar, lors de la matinée de présentation du bilan de la première phase du projet Ressources éducatives.
Les acteurs du monde du livre étaient réunis à l’Institut français de Madagascar pour le bilan ainsi que la présentation du document de plaidoyer, ce jeudi 10 mars. Le projet Ressources éducatives est financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par l’UNESCO et l’Institut français Paris ainsi que les Instituts français en Afrique francophone. Dans la Grande île, l’Institut Français de Madagascar et le service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France ont lancé la première phase de ce projet en mai 2021, en partenariat avec le ministère de l’Éducation Nationale (MEN), le ministère de la Communication et de la Culture et de nombreux acteurs de la chaîne du livre, des ONG et OSC. Le projet vise à renforcer l’accès des élèves du primaire et du secondaire à un ensemble de ressources éducatives de qualité et à faciliter l’acquisition de compétences de l’éducation de base, par davantage d’élèves. Œuvrant dans quatre régions de Madagascar : Analamanga, Amoron’i Mania, Boeny et Sava, il s’est articulé autour de trois axes : éducation, lecture publique et édition. Le projet a permis à près de 7 750 élèves de bénéficier des retombées directes à l’école et au collège, mais aussi en dehors de l’école avec l’accompagnement de plus de 60 bibliothèques.
Objectifs. Les acteurs de la chaîne du livre n’ont pas été en reste. Ils ont bénéficié, entre autres, de formations et du soutien dans l’édition de 11 livres en malgache, en bilingue et en français, ainsi que de divers accompagnements. La matinée a été une occasion pour eux de présenter leurs œuvres. « Il faut davantage accroître le savoir-faire des éditeurs et des auteurs à travers les formations », note Jaona Razakasoa, des Editions Mixtes et ancien président de l’association des Éditeurs de Madagascar. « Les défis sont encore nombreux et la route sinueuse pour atteindre les objectifs mais nous les atteindrons ensemble », a soutenu Felamboangy Ratsimiseta, secrétaire générale du MEN. Le projet Ressources éducatives entrera dans sa deuxième phase qui se déroulera de 2022 à 2025 avec davantage d’impacts attendus.
José Belalahy




