Certains enseignants supérieurs ont haussé le ton par rapport à la suppression des procurations lors de l’élection des présidents des universités prévue se tenir entre le 8 mars et le 8 avril. Ils ont indiqué que par obligation de service, les enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants sont toujours en déplacement pour dispenser des cours aussi bien au niveau national qu’à l’étranger. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a tenu à apporter des éclaircissements sur ce point. « La procuration est une exception, mais non une règle même si elle est courante dans certaines circonstances. La procuration est corrompue car elle est vendue de 100 000 ariary à 600 000 ariary dans certaines universités », selon le communiqué du Mesupres.
Concernant l’élection proprement dite, elle se tient tous les trois ans. Le Mesupres a rappelé que tous les candidats qui se présenteront aux élections devront remplir les conditions d’éligibilité prévues. « L’élection est une étape fondamentale mais le texte (loi, décret) est une mesure globale. Au fur et à mesure de sa mise en œuvre sur le terrain, il y a des détails à donner et à souligner. C’est pourquoi une ordonnance d’application, une note ou une circulaire est faite pour fournir des détails et des précisions », d’après toujours le communiqué. Dans une note complémentaire relative à la note de service n°032-2022/MESupReS/SG/SLDC du 07 mars 2022, le ministère a, entre autres, précisé que la validation des dossiers de candidatures pour le directeur d’école et/ou d’institut, le responsable de mention, le responsable de parcours et le président du collège des enseignants relève de la compétence du comité électoral.
Recueillis par Narindra Rakotobe




