
Tripartisme oblige, les partenaires, sociaux en l’occurrence, siègent dans les conseils d’administration des organismes comme l’OSTIE ou la CNaPS. Une position qui les oblige, bien évidemment, à s’impliquer dans les affaires de ces organismes.
C’est justement le cas dans cette affaire qui secoue actuellement la Caisse nationale de prévoyance sociale.
Fermeté. En effet, les employeurs et leurs groupements, les travailleurs et les syndicats suivent de près cette affaire qui les concerne au plus haut point dans la mesure où la CNaPS gère les cotisations des employeurs et des travailleurs afin d’offrir à tous les salariés et leur famille une protection sociale adaptée. Dans un communiqué publié hier, le secteur privé et les syndicats condamnent avec la plus grande fermeté, les dysfonctionnements constatés au sein de la CNaPS. « Conformément à leurs principes sur l’éthique des affaires, le secteur privé et les syndicats condamnent tout détournement de fonds et en particulier ceux de la CNaPS, propriété des employeurs et des travailleurs cotisants, destinés au règlement des prestations actuelles et à venir des salariés bénéficiaires » précise le communiqué. Les partenaires sociaux demandent ainsi à la justice de gérer avec la plus grande attention cette affaire. « Nous faisons confiance à la justice pour que les responsables soient poursuivis avec la plus grande sévérité, conformément aux lois de notre pays » affirment-t-ils tout en appelant au respect de la présomption d’innocence.
Présomption d’innocence. Une manière pour les partenaires sociaux de défendre le respect de l’Etat de droit. « Les partenaires sociaux rappellent que dans le respect de l’Etat de droit, tout suspect est présumé innocent avant d’avoir été condamné par une décision de justice. Ils réitèrent également que les poursuites pénales sont liées à des actes répréhensibles contraires aux règles fixées par la loi, commis individuellement, relevant ainsi de la responsabilité pénale de leurs auteurs et ne sauraient cibler indifféremment l’ensemble d’une communauté de personnes, tel qu’un Conseil d’administration. Il faut séparer le bon grain de l’ivraie ». Bref, il s’agira selon les partenaires sociaux de faire la différence entre les vrais coupables et ceux qui ne le sont pas. « Les membres qui ont accompli leurs tâches en conscience, et c’est le cas de la grande majorité, mais qui ont été trompés par les manœuvres frauduleuses des prévenus ne devraient pas être inquiétés. C’est l’avenir du tripartisme qui est menacé car aucun de nos membres ne voudra plus siéger au sein d’un Conseil d’Administration, si le seul fait d’y être peut menacer leur réputation et leur liberté ». Les partenaires sociaux souhaitent également que « par-delà les soubresauts qu’elle traverse, la CNaPS continue à réfléchir et à agir pour la mise en place d’une sécurité sociale plus inclusive tenant mieux compte des besoins des travailleurs et des capacités contributives des parties prenantes ».
R.Edmond.




