Un peu moins de deux ans après, le meurtre de Danil Radjan sera de nouveau jugé à la Cour criminelle, ce lundi. Une date très attendue après un arrêt de la Cour de cassation du lundi 21 mars après une bataille judiciaire qui a fallu l’intervention du ministre de la Justice de l’époque pour trancher sur les procédures. Pour rappel, cette décision de rejuger l’affaire fait suite à un recours en cassation ordonné par le ministre susmentionné après que le principal accusé Lionel Lelièvre et ses présumés complices aient été relâchés au bénéfice du doute par une première Cour criminelle. Une décision qui a été interprétée par les observateurs de reconnaissance d’une mauvaise application de la loi. La nouvelle Cour autrement composée statuera une nouvelle fois sur l’affaire avec une espérance pour la famille de la victime que la corruption ne gagnera pas du terrain. Ce procès très suivi mettra de nouveau l’affaire sous les projecteurs des actualités. Interrogé par les journalistes durant la passation de service, le nouveau ministre de la Justice a esquivé le sujet en arguant qu’il vient de prendre connaissance des dossiers brûlants dont l’affaire de la Cnaps, les trafics d’ors et autres dossiers. Avec son leitmotiv de redorer le blason du système judiciaire afin de regagner la confiance du public, l’issue de cette affaire mérite toute son attention. Une initiative louable pour le jeune président du syndicat des magistrats qui, lui aussi, est pour une justice sans aucune pression afin de garantir son indépendance absolue. Dans cette affaire dont la Justice française est elle aussi saisie par la famille éplorée, des aveux du principal accusé ainsi que d’autres éléments à charge ont été rendus publics. Des preuves qui seront certainement réexaminées durant le procès de lundi.
D.R




