
Un grand nombre de candidats qui sautent des classes pour passer leur baccalauréat font appel aux cours d’appui. La plateforme de la direction nationale de l’enseignement privé a donné l’alerte sur le sujet qui est souvent à l’origine de la médiocrité du taux de réussite à cet examen.
Les préparatifs des examens officiels battent leur plein. Nombreux sont les candidats qui font appel aux cours particuliers pour maximiser la réussite au brevet et en complément de ce qu’ils ont acquis en classe. Parmi eux, les élèves qui ont sauté une ou plusieurs classes . La médiocrité des résultats des examens officiels n’est pas fortuite et se justifie par la participation aux épreuves d’un grand nombre d’élèves qui ont sauté des classes, d’après le porte-parole de la plateforme de la direction nationale de l’enseignement privé, Célin Rakotomalala. « Après avoir suivi des cours d’appui, certains élèves en classe de seconde se disent être prêts à passer le baccalauréat et s’inscrivent dans un établissement scolaire ayant une autorisation d’ouverture. Ces établissements ne sont autres que ceux qui dispensent des cours particuliers pour les classes d’examen », s’indigne-t-il.
Sureffectif. Pour freiner ce phénomène, cette plateforme a lancé un appel au ministère de l’Education nationale pour voir de près cette situation. Le contrôle des fiches primaires d’enquête auprès des établissements scolaires doit être davantage renforcé. « Pour certains établissements privé, l’effectif initial des élèves inscrits sur cette fiche est de 50 mais ce nombre pourrait s’élever jusqu’à 142 à l’inscription au baccalauréat », poursuit cette source. Normalement les parents doivent être à l’origine de la demande de saut de classe sans se rendre compte des inconvénients de cette décision sur les résultats scolaires de leur progéniture. Il appartient toutefois aux parents de leur expliquer au préalable le choix qui se présente à eux, avec leurs avantages et leurs inconvénients.
Narindra Rakotobe




