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mercredi, mars 4, 2026
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Hajo Andrianainarivelo : « Ce n’est pas 2023 le problème, c’est d’y parvenir »

L’heure était venue pour le leader du MMM de prendre la porte.

Même s’il n’est plus dans le gouvernement, l’ex-ministre de l’Aménagement du Territoire et des Services fonciers est…heureux dans sa « Résidence Hasambarana » à Ambohimanambola. Interview exclusive.

Midi : Pourquoi avoir quitté le gouvernement ?

Hajo Andrianainarivelo : Ce n’est pas la peine de rester dans le gouvernement si c’est pour faire de la figuration et ne rien pouvoir changer. Le Malagasy Miara-Miainga n’est pas du genre à être ministre pour être ministre.

Midi : Mais est-ce que le président de la République vous a proposé de faire encore partie du gouvernement lors du dernier remaniement ?

H.A : Il nous a effectivement proposé de faire partie de l’équipe gouvernementale mais le bureau politique du parti a estimé que les conditions actuelles ne permettent plus au MMM de rester au sein du gouvernement. Bien entendu, nous avions informé au préalable le président de cette décision ».

Midi : Quelles sont ces conditions qui ne permettent plus au MMM de rester au sein du gouvernement?

H.A : Il n’y a pas de débat à l’interne. La contradiction est mal tolérée alors que c’est la base même de la démocratie. Il y a des décisions qui devraient être prises en commun mais ce n’est pas toujours le cas, quand bien même les conséquences seraient supportées par tous. Sur le plan international par exemple, il aurait fallu voir où est l’intérêt de la Nation et tenir compte du droit international et des traités, par rapport à la prise de décision sur la guerre en Ukraine. Comment peut-on ne pas être solidaire des pays qui sont les principaux pourvoyeurs d’aide au développement ? Il faut être logique et cohérent avec soi-même.

Midi : Et sur le plan de la politique interne ?

H.A : Sur le plan politique interne, la décentralisation est l’un des fondements du MMM. Or, force est de constater que le pouvoir est de plus en plus centralisé. En témoignent les élections communales qui devaient être refaites mais qui ne l’ont pas été et ne pourront plus l’être car d’après les textes en vigueur, les partielles ne peuvent pas se tenir durant les deux dernières années du mandat. Sans compter la part de l’impôt synthétique allouée aux Communes qui est passée de 60% à 47% dans la loi de finances initiale pour 2022. Ce qui réduit considérablement les ressources des Collectivités Territoriales Décentralisées.

Midi : En ce qui vous concerne personnellement, votre évaluation au ministère de l’Aménagement du Territoire et des Services fonciers aurait-elle été concluante ?

H.A : Je ne sais même pas quels sont les critères d’évaluation des ministres. J’ai posé la question au président sans obtenir de réponse. En tout cas, je peux dire qu’on a réussi à obtenir des financements pour bon nombre de projets.

Midi : Certains observateurs pensent que vous avez quitté le gouvernement pour préparer la présidentielle de 2023

H.A : : Ce n’est pas 2023 le problème, c’est d’y parvenir.

Midi : Que voulez-vous dire par là ?

H.A : Il faut que la situation du pays soit bonne en 2023.

Midi : Pour être direct, serez-vous candidat à la prochaine présidentielle ?

H.A : Ce n’est pas moi qui décide, c’est le parti. Pour le moment, on s’attelle à la préparation des trois assises régionales qu’il nous reste avant le Congrès national du MMM prévu en principe cette année.

Propos recueillis par R.O

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