
L’enclavement des zones à fortes potentialités agricoles représente un obstacle pour l’accès au marché et le développement rural. À Mananasy Soavinandriana, dans la région Itasy, même les véhicules tout-terrain ont actuellement du mal à circuler.
Plus de quatre heures ! C’est le temps qu’une voiture 4×4 met pour faire les 12 km de route menant vers Mananasy Soavinandriana, dans la région Itasy. Après les fortes pluies, cette route a été fortement dégradée. Des maisons se sont effondrées. Les éboulements sur les routes se multiplient. Alors que cette zone est réputée pour ses nombreux produits agricoles, sa population a du mal à commercialiser sa production à cause de la dégradation des infrastructures routières et des éboulements. Vendredi dernier, une délégation du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAE) a effectué une descente sur les lieux, avec les représentants du projet Croissance Agricole et Sécurisation Foncière (CASEF), pour constater de visu la situation sur les lieux. D’après le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Harifidy Ramilison, la réhabilitation de la route de 12km est déjà en vue. Ces travaux seront exécutés avec le projet CASEF, qui œuvre en faveur de l’accès au marché, pour favoriser la croissance agricole. « Les démarches sont déjà en cours. L’entreprise chargée des travaux sera bientôt notifiée et les travaux devraient commencer dans 10 jours environ. Nous discutons déjà avec le coordonnateur national du CASEF Soja Sesy pour voir, comment accélérer le processus, suivant les procédures de ce projet financé par la Banque mondiale », a indiqué le ministre.
Urgence. D’après ses explications, les techniciens du ministère sont également en train de chercher des solutions pour rétablir rapidement la circulation et prévenir les cas d’éboulement. Ces solutions seront mises en œuvre, avec l’aide de la population locale. « Il y a urgence. Même si l’entreprise chargée des travaux de réhabilitation sera bientôt notifiée, il y a encore l’acheminement des engins, ainsi que les tâches concernant des détails techniques. Et pourtant, il faut que la production de cette zone soit transportée pour le commerce. Voilà pourquoi, ces ingénieurs effectuent cette descente sur terrain avec nous, pour voir ce qu’on peut faire. Il faut noter que le MINAE entreprend des travaux de réfection de routes, dans plusieurs régions de la Grande-île, en partenariat avec le ministère chargé des Travaux publics. Notre objectif est de désenclaver les zones productrices, pour favoriser l’accès au marché », ont indiqué les représentants du MINAE. Bref, ces cas d’enclavement des zones productrices favorisent les distorsions sur le marché des biens de consommation. Alors que la hausse des prix frappe les grandes villes, les producteurs ont du mal à trouver des débouchés. Un problème que le MINAE compte résoudre, en partenariat avec le projet CASEF.
Antsa R.




