
La croissance par l’industrialisation, à laquelle Madagascar aspire, exige de l’énergie suffisante. Pour de nombreux acteurs, il est temps d’exploiter les ressources naturelles, qui sont d’ailleurs de plus en plus faciles à monétiser pour le marché international.
La forte croissance démographique et le processus d’industrialisation accroissent davantage les besoins en énergie. Cette tendance s’accentue au fil du temps, selon les organisateurs du Forum africain de l’énergie, qui ont souligné que la population de la région subsaharienne devrait doubler, d’ici 2050 et sera composée de 60% de jeunes de moins de 25 ans. « Ces statistiques sont inquiétantes, car elles suggèrent qu’un conflit ne manquera pas de surgir entre l’accès à l’énergie et la croissance démographique. Toutefois, des solutions existent : l’adoption de technologies avancées et le développement accéléré du wifi gratuit pour renforcer l’apprentissage et favoriser l’accès aux ressources actuellement disponibles, mais de manière judicieuse, en fonction du cadre dans lequel les projets sont développés. Une évolution dans ce sens n’est pas au-delà des capacités des acteurs du marché, mais très peu d’IPP (Independant Power Producer, ou fournisseurs d’énergie indépendants) parviennent à l’équilibre financier. Leur nombre augmente très lentement et risque, d’ici 10 ans, d’être dépassé par la croissance démographique. Il faut se rendre à l’évidence, les capacités du secteur énergétique africain sont en conflit avec la croissance de la population et, faute d’être à la hauteur, la communauté des investisseurs risque d’être dépassée », ont-ils soutenu, à l’occasion de la présentation de la 24e édition du forum annuel, qui se tiendra du 21 au 24 juin à Tour & Taxis à Bruxelles.
Projets. Comme chaque année, le forum vise à favoriser le développement des projets émanant du secteur privé, dont les parties prenantes pourront amplement débattre, selon les organisateurs de l’événement. D’après leurs explications, le cadre dans lequel le secteur privé opère doit évoluer, dans l’optique d’une stabilité, compte tenu des changements qui peuvent se produire au niveau des dirigeants des différents pays. Bref, les sujets à discuter durant le forum seront nombreux. D’après les informations fournies, l’agenda de l’événement est déjà rempli à 60%. Plus de 150 intervenants dont 8 ministres de l’Energie, 10 organismes de services aux collectivités, 21 institutions financières de développement et plus de 70 investisseurs du secteur privé sont déjà inscrits. Parmi les sujets abordés figureront la préparation des projets, l’application de solutions pratiques pour les services aux collectivités, l’évolution de la COP26 à la COP27, les réserves de gaz et de combustibles, l’hydrogène verte, les énergies solaire et éolienne, la décarbonation des industries et des entreprises, etc. Pour les acteurs qui opèrent dans le secteur, il s’agit d’un événement à ne pas rater.
Antsa R.




