
Selon le ministre des Transports et de la météorologie Rolland Ranjatoelina, l’existence en nombre de police routière provoque une distorsion économique importante.
«On ne devrait pas concentrer toutes nos forces sur les contrôles routiers le long des routes nationales du pays…Je ne peux pas accepter que sur le trajet reliant Antananarivo à Toliara, un taxi-brousse passe au moins une vingtaine de contrôle». Ce sont là les propos de Rolland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie durant une descente effectuée dans huit (8) gares routières publiques et privées de la capitale samedi dernier. Un moment durant lequel celui-ci a avancé quelques recommandations «devant permettre d’améliorer le transport national et régional dans la Grande île». «La limitation des éléments des polices routières devrait nous permettre de mieux lutter contre la corruption», a lancé le ministre. En effet, selon ses dires «le fait qu’il y a autant de contrôles routiers sur les routes nationales favorise la mauvaise gouvernance». Les conducteurs des véhicules de transport publics ainsi que les éléments des forces de l’ordre qui effectuent les contrôles essaieraient de « chercher leurs intérêts personnels », si l’on s’en tient toujours aux explications du ministre de tutelle.
Long terme. Limiter les éléments de la police routière devrait ainsi nous «permettre de mieux lutter contre la corruption». Rolland Ranjatoelina de glisser en filigrane «je sais que le chef de la gendarmerie est d’accord avec moi». Avant d’expliquer que «cette pratique impacte sur la hausse des tarifs des taxi-brousses». Ce, étant donné que «les sommes liées aux faits de corruption que les acteurs des transports s’échangent sont obligatoirement comprises dans les dépenses liées au déplacement». «Si les contrôles sont effectués à la sortie des gares routières. Il ne devrait y en avoir qu’un seul pour conformité le long des routes nationales», renchérit-il. Une autre option préconisée par le ministre Ranjatoelina consiste à «digitaliser dans les plus brefs délais le secteur des transports». «Les données seront accessibles aussi bien à la gendarmerie qu’aux éléments de la police nationale. Cela devrait permettre de facilement appréhender les hors-la-loi. Tous les hors-la-loi sont répertoriés», conclut le ministre.
José Belalahy




