
Invitée exclusive de notre journal, la conseillère municipale Clémence Raharinirina s’est exprimée sur certains points chauds au niveau de la Commune urbaine d’Antananarivo.
Toujours est-il que cinq jours après l’arrestation de Clémence Raharinirina par des éléments de la gendarmerie nationale à Ankorondrano, elle a été conduite par la suite à la Brigade des recherches criminelles à Fiadanana. Elle est convoquée de nouveau ce jour à Fiadanana. Lors de sa première convocation à la gendarmerie de Fiadanana, les inculpations portées à son encontre ont été notamment l’organisation de manifestations non autorisées et troubles à l’ordre public. L’on en saura plus ce jour, si c’est à la suite de la manif de samedi dernier ou si c’est pour une autre affaire.
Prolifération des taxis-motos. Par ailleurs, lors de son interview, la présidente des taxis-ville de déclarer que les « taxis-motos ne font pas partie du paysage de la capitale. Ils ont fait leur apparition en mars 2020 lorsqu’on était en plein confinement. Deux semaines sans transport en commun et même les voitures particulières ont eu du mal à circuler ». Et d’enchaîner que « voilà maintenant deux ans que l’on assiste à une prolifération des taxis-motos ». Toutefois, elle reconnaît qu’il y a des embouteillages dus notamment à l’état délabré des routes. Sans compter les nouvelles voitures qui font leur entrée dans le pays. À elle de constater que c’est « déshabiller Pierre pour habiller Paul ». Les deux-roues sont pratiques dans les autres régions mais pas pour la capitale, a-t-elle indiqué. Et de rajouter qu’avec 4 200 taxis-motos, 3 700 taxis-be et 7 800 taxis-ville, cela ne ferait qu’aggraver les embouteillages.
Gestion de la ville. Celle qui n’a pas sa langue dans sa poche n’a pas caché qu’« elle a déposé une plainte à l’encontre du maire et qu’il s’agit d’une première fois. Le premier magistrat de la ville, lui, a déposé sept plaintes à mon endroit ». Par ailleurs, bon nombre de gens ne sembleraient pas être contents de la gestion de la ville. « S’il savait écouter les Tananariviens, on n’en serait pas là », a-t-elle soutenu. En parlant de la Société malgache de digitalisation (SMGD), elle estime que « c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Les conseillers municipaux n’étaient pas au courant qu’on nous a présenté le contrat qui a déjà été finalisé. À la question pourquoi tant d’animosité envers le maire, la conseillère municipale de rétorquer que « je n’ai aucun problème avec le maire. Je suis prête à discuter avec lui mais en présence de Lalatiana Ravololomanana. Malheureusement, la rencontre n’a pas eu de suite ».
Desiderata. Elle persiste et signe sur la révocation du maire. D’ailleurs, a-t-elle dit, « nous avions demandé au président de la République de prendre les dispositions qui s’imposent vu la situation qui règne à Tanà. Si on le remplace par un PDS et si ce dernier tient compte des desiderata de la population, nous serons avec lui à 100% ». L’on s’interroge sur le cas contraire, la conseillère va-t-elle encore continuer ses revendications ?
Recueillis par Dominique R.




