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vendredi, septembre 4, 2026
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Art plastique : Rencontre initiatique entre cinq maîtres « plasticiens »

(De gauche à droite) Jean Gervais Rajaonarison, François d’Assise Ralaipatsa, Roland Ratovondrahona, Xhi sy Maa et Gaston Randriakotoarijaona.

Atmosphère tantôt joviale, tantôt studieuse, tantôt électrique, tantôt contemplative… Se trouver à la même table que cinq des maîtres de l’art plastique malgache samedi dans la matinée sur la terrasse d’un hôtel réputé de la capitale frôle le rite d’initiation.

Avec Gaston Randriakotoarijaona, François d’Assise Ralaipatsa, Xhi sy Maa, Roland Ratovondrahona et Jean Gervais Rajaonarison, même le ciel a joué le jeu. Tantôt ensoleillé, tantôt crachin, tantôt grisâtre…

Quand un semblant de pluie s’est mise à tomber, tout le monde est resté. Le serveur a été ignoré quand il a demandé si ce beau monde voulait un parasol ou rejoindre une place moins exposée. Puisque la discussion tournait autour de Léonard de Vinci.

« C’est mon maître à penser », lance l’un. Tout le monde acquiesce. « Vous savez, il fût un temps où la France a été en retard d’un siècle par rapport à l’Italie » en matière d’art, révèle un autre. L’art italien est une référence, que ce soit en peinture, sculpture… pour ces cinq maîtres.

Ensuite, quelques anecdotes fusent. François d’Assise Ralaipatsa aurait illustré le « Boky Mena » du temps du socialisme. Une époque à oublier. L’école d’art appliqué de cette époque a été intimidée par les dirigeants de fermer. Parce que trop bourgeoise à leur goût, paraît-il.

Tout comme un ancien ministre de la culture, fraîchement nommé, avouant qu’il apprend sur le tas. Ou encore, des tableaux donnés à des institutions républicaines qui disparaissent avec le responsable sortant après un remaniement.

Entre-temps, les citations fusent. « Le génie avant la politique », claironne l’un d’eux. Sans oublier les récits de voyages à travers le monde. Et toujours cette Italie. Quand ils parlent de technique et d’histoire de l’art, une oreille peu avertie ferait mieux de revenir à la maternelle.

Des noms reviennent aussi du firmament des immortels. Maxime Zafera, ancien diplomate, Joseph Ramanakamonjy, Ramanda et son ouvrage référence « Joyeux travaux », Albert Ranaivoson et sa sculpture inégalée « Le guerrier », qui vaudrait des milliards actuellement.

Cette œuvre, avec d’autres, a disparu avec la fermeture de cette école d’art appliqué. Ce quintet prépare un « mouvement » artistique dans les semaines et mois à venir. Où il sera question « de raviver la flamme de l’art plastique malgache ».

Probablement, l’un des évènements majeurs de cette discipline de cette dernière décennie.

Maminirina Rado   

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