Suivant à la lettre, les instructions du Président de la République : « les ministres doivent voir les partenaires, de près, et non rester aux bureaux », raison pour laquelle, le ministre Mahatante Paubert a tenu à visiter, samedi 16 Avril, Copefrito, Murex et MadProsud, œuvrant dans les produits de la pêche.
MadProsud est la plus récente entreprise, travaillant les ressources halieutiques (crabes, poulpes et calamars). Elle se trouve tout près du Bazar d’Antaninarenina. Sa production journalière est d’environ quatre tonnes par jour. Elle exporte principalement vers la Chine pour le moment. Elle a différente manière de protection, mais jouit des nouvelles technologies et de nouvelles installations, flambant neuves. Le ministre Mahatante Paubert a tenu à féliciter le directeur-gérant Chinois (via le traducteur), sa satisfaction et de rappeler les normes internationales en matière de poulpes, crabes et calamars, pour une bonne visibilité et pouvoir les exporter en toute sécurité, pour le besoin de l’économie bleue.
Murex se trouve à Anketa depuis sa création, il y a une trentaine d’années. Elle fait travailler 120 personnes, plus de gent féminine. Production journalière : deux tonnes. Elle exportait au début, vers l’île Maurice, seulement. Grâce au respect des normes imposées par l’Union Européenne (UE), l’agrément d’exportation vers l’Union Européenne est acquis.
La plus vieille entreprise traitant des produits de la mer, reste Copefrito. Elle est basée sur la route du Port (Mahavatsy), une ancienne coopérative de réfrigération de produits de mer, il y a quarante ans. Copefrito fait travailler, directement, 300 personnes, ce qui fait vivre des milliers de ménages, indirectement. Production huit tonnes/jour. Elle utilise encore de vieilles machines de frigorifiassions qui doivent consommer énormément d’électricité. Elle fut la première à exporter vers le Japon, ayant bénéficié une aide du pays du Soleil Levant. La plus grande partie de ses exportations, actuelles, vont vers l’UE.
Ces trois usines traitant des produits de mer font concurremment des investissements aux petits pêcheurs en fournissant des pirogues, des filets, et bien plus, des fois. Leurs camions de ramassage vont chercher la production à la source, en recommandant à leurs partenaires respectifs, de respecter les termes de convention. Leurs zones d’interventions sont bien délimitées et constituent des chasses gardées. C’est beaucoup plus un travail d’équipe, montrant une conscience professionnelle hors norme, et qui donne les lettres de noblesse à l’Economie Bleue, pour faire la renommée de Madagascar, dans le monde.
Charles RAZAE




