
Alors que les premières informations d’ordre médical sur les actes subis par les jeunes filles kidnappées cette semaine, font état d’usage de drogues, les esprits ne sont pas pour autant complètement rassurés, la crainte de nouveaux enlèvements demeure.
Les enlèvements se poursuivent et se ressemblent ? Le triste feuilleton d’enlèvement de jeunes, notamment, des jeunes filles, continue, si l’on se réfère au cas survenu, hier, concernant une jeune fille de 21 ans, qui a disparu le matin à 8h30 et retrouvée en fin de journée. Selon les informations rapportées par la famille, cette jeune fille allait déposer un dossier concernant ses études du côté de Tanjombato, dans la partie sud de la Capitale, et a par la suite disparu. Selon les explications fournies par la mère de la jeune fille, elle a reçu un message venant de sa fille que celle-ci venait d’être victime d’un enlèvement. Et de préciser qu’elle a été abordée par une femme et emmenée, sous la menace d’une arme, à monter à bord d’un véhicule 4×4. La victime affirme ne pas se souvenir de l’endroit où elle a été emmenée, mais affirme avoir pu échapper à ses ravisseurs. Les détails concernant ce dernier cas d’enlèvement rapporté par la famille restent encore flous, pour le moment. La jeune fille a été retrouvée saine et sauve, et ne semble pas avoir été droguée.
Ce nouveau cas d’enlèvement, s’il s’agit bien d’un fait qualifié comme tel, a-t-il un lien avec les précédents cas ? A la différence des autres victimes d’enlèvement fortement médiatisés ces derniers jours, aucune affirmation sur l’administration d’une substance inconnue, ou sur l’existence d’une trace de piqûre sur son corps, n’a été faite par la famille de cette jeune fille disparue pendant quelques heures, hier. Quoi qu’il en soit, ce nouveau cas de disparition signalé hier, semble maintenir la psychose chez la population tananarivienne. Les parents ont peur pour leurs enfants. De leur côté, les autorités tentent par divers moyens de rassurer le public en communiquant sur les mesures déjà prises et à prendre en faveur de la sécurité de la population et notamment des jeunes. La présence policière dans les espaces publics a été remarquée, notamment aux abords des établissements scolaires ou d’enseignement supérieur. Mais seule une avancée significative dans l’enquête, voire des arrestations des responsables de ces actes, pourraient peut-être faire baisser la pression qui pèse fortement sur les parents et les jeunes en ce moment.
Hanitra R.