
L’Université d’été de renforcement méthodologique en sciences sociales en Afrique se tiendra à Madagascar du 24 octobre au 2 novembre prochain. Celle-ci promeut la production de données, l’analyse approfondie du contexte et du terrain, la formation de haut niveau et l’information.
Dispenser une formation à la recherche de haut niveau pour répondre à des besoins forts en termes d’encadrement, de méthodes, et de travail en réseau des doctorants et jeunes chercheurs d’Afrique de l’Ouest et de Madagascar. Tel est l’objectif de l’édition 2022 de l’Université d’été en sciences sociales en Afrique. S’inscrivant dans une démarche pluridisciplinaire croisant les apports des différentes sciences sociales (économie, socio-anthropologie, histoire, linguistique, géographie, science politique, statistiques, etc.), elle s’adresse à un public constitué d’étudiants doctorants, de chercheurs mais aussi de professionnels souhaitant approfondir leurs connaissances. Selon ses promoteurs, l’Université d’été entend favoriser la connexion entre la recherche scientifique et le monde non académique en permettant à la première de nourrir le débat public et d’aider à la décision politique. « À chaque édition, une entrée thématique transversale est choisie pour permettre aux participants d’améliorer leurs connaissances et de se familiariser avec des approches, outils et méthodes d’analyse en sciences sociales mobilisés par des chercheurs pour aborder concrètement une problématique donnée. Parallèlement, il s’agit de renforcer les capacités d’analyse des changements économiques et sociaux », ont-ils indiqué.
Montrer la voie. En outre, la formation vise également à éclairer les politiques publiques et les projets de développement, et à alimenter le débat démocratique, d’après les représentants de Tany Vao. Les modules de formation élaborés dans le cadre des sessions constituent des outils pédagogiques mobilisables pour les chercheurs et enseignants du pays, outils qu’ils peuvent continuer à développer et qu’ils peuvent articuler à d’autres programmes (Master ou Doctorat). Enfin, la formation permet la mise en réseau nationale et continentale de jeunes chercheurs et praticiens. À noter que Tany Vao collabore avec plusieurs institutions pour l’organisation de l’Université d’été, notamment l’AFD (Agence française de développement), l’IRD (Institut de recherche et de développement) et l’AUF (Agence universitaire francophone). Au départ, entre 2007 et 2015, ces partenaires œuvraient pour l’organisation annuelle de l’Université d’été en Sciences Sociales en Asie du Sud-Est intitulée « Les journées de Tam Dao » (JTD). En effet, c’est cet événement périodique réussi qui est aujourd’hui capitalisé par Tany Vao. Suivant l’objectif de renforcement des capacités de recherche et d’analyse en Afrique, cette formation est destinée à être reproduite chaque année avec un nouveau thème, en alternant une année à Madagascar (année paire : couverture Océan Indien), et une année sur le continent (année impaire : couverture Afrique continentale). Les deux premières éditions se sont tenues en 2016 et 2018 à Madagascar en partenariat avec les universités d’Antananarivo et de Toamasina. La troisième s’est tenue en Côte d’Ivoire en 2019 en partenariat avec l’Université Houphouët Boigny et l’ENSEA d’Abidjan. Par ailleurs, l’université en sciences sociales Tany Vao a reçu depuis l’édition 2018 le label école MOST (Management of Social Transformations) de l’UNESCO. Depuis 2019, elle bénéficie aussi de l’appui du programme de soutien à la formation au Sud (PSF-Sud) de l’IRD.
Antsa R.




