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mardi, septembre 1, 2026
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Voyage en Afrique

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Trajet des milliers kilomètres d’une semence de riz.
Une graine, rêvant de donner des grains sur les vastes terres de l’Afrique, de remplir les greniers à riz, de laisser le monde sans faim. Des champs expérimentaux de riz hybride dans le Hunan, Chine, aux rizières à Madagascar, en Afrique de l’Est, cette variété de semence rizicole s’efforce de s’adapter au climat, de s’enraciner fermement et de grandir, d’épier et d’augmenter la production, afin d’apporter à cette terre l’espoir d’une autosuffisance alimentaire.

Survolant l’Océan Indien miroitant, les journalistes de Hunan Daily ont voyagé à Madagascar, un pays insulaire d’Afrique de l’Est, à la fin du mois d’avril dernier. La longue saison des pluies est enfin terminée, une saison sèche fraîche et agréable arrive. Avec un ciel bleu et des champs ouverts sur le plateau central de la Grande île, dans la base du SOUS-CENTRE AFRICAIN DU CENTRE NATIONAL DE R&D DU RIZ HYBRIDE DE CHINE, située au centre Mahitsy, commune Mananjara, c’est la pleine saison de récolte de riz hybride. Les paysans locaux ont élevé les épis de riz, les ont frappés avec force et les grains pleins ont volé avec un rire vif. Le riz est répandu dans l’air, tout comme l’odeur de l’abondance dans la saison des récoltes dans le Sud de la Chine.

Interview de Hunan Daily à la base de démonstration de riz hybride à haut rendement de Mahitsy, Madagascar, le 26 avril.

A l’instar des Chinois, les Malgaches prennent le riz comme aliment de base et ont une longue histoire de riziculture. Cependant, la production rizicole du pays ne permet pas encore de couvrir les besoins alimentaires de sa population car bon nombre d’exploitants agricoles ne peuvent pas avoir accès aux semences de riz de qualité. Leurs techniques culturales ne sont pas non plus performantes.
Depuis 2007, la Chine et Madagascar mènent une coopération technique sur le riz hybride. Plus de 20 experts agricoles de Hunan se sont déplacés successivement dans le pays pour disséminer des semences de riz hybride provenant du Sud de la Chine dans les zones à forte potentialité en riz de l’île, et ce, pour aider la population locale à réaliser son rêve d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Le riz hybride a été expérimenté avec succès et validé pour la première fois dans un « champ immergé à froid » de la côte Est, à Toamasina qui est ensoleillée et pluvieuse, avec un grand nombre de rizières réparties entre les collines.

La promotion de 100 000 hectares de riz hybride annuelle promet de résoudre le problème de l’autosuffisance en riz à Madagascar.

Les baobabs se dressent haut dans la savane de Morondava, sur la côte ouest de Madagascar. La plupart de ces plantes géantes ont des centaines d’années. On l’appelle « la patrie des baobabs », la vie des habitants est aussi ancienne que celle des baobabs.
« Avant, nous pensions pouvoir retourner nous reposer en semant simplement les graines dans le sol». Juliette, une paysanne de Morondava, a suivi ses aînés dès l’enfance dans la ferme. Auparavant, chaque année, avant la saison des pluies, les agriculteurs pratiquaient les cultures sur brûlis en répandant les graines et ne reviennent qu’à la moisson. « Tout dépend du climat. » Hu Yuefang, un expert agricole du projet d’aide de la Chine à Madagascar, a été choqué lorsqu’il a vu pour la première fois comment les paysans à Madagascar cultivaient du riz. En raison du manque de graines de qualité et de gestion inefficace, les rendements locaux en riz sont extrêmement faibles, inférieurs à 3 tonnes par hectare en moyenne.

Pour que les Malgaches puisse produire du riz hybride à haut rendement, les experts doivent enseigner au champ chaque étape de la production de riz (semis, repiquage, désherbage, lutte contre les insectes, récolte). Et des problèmes spécifiques doivent être traités de manière appropriée. Par exemple, à Tamatave, les marais sont inondés tandis qu’à Morondava, c’est la sécheresse qui domine.

« Je passe probablement plus de temps chaque année dans les rizières que n’importe quel paysan local », disait-il. Pendant 15 ans à Madagascar, Hu Yuefang a toujours couru sur sa moto dans les champs, le soleil et le vent de l’afrique l’ont fait de plus en plus comme un natif, avec un visage sombre sous un chapeau de paille, et il peut même parler couramment la langue malgache.

« Pour enseigner aux paysans locaux les techniques de riziculture, il est nécessaire de parler leur langue ». Le carnet de notes de Hu Yuefang est rempli de mots malgaches avec des caractères chinois indiquant la prononciation, trois à cinq mots par jour. Il a écrit une douzaine de carnets de notes depuis plus de dix ans. Conduits par des démonstrations d’experts chinois, les agriculteurs locaux ont progressivement adopté les semences de riz hybride et le concept de culture chinoise. Selon des statistiques incomplètes, des experts agricoles chinois ont organisé des centaines de sessions de formation à Madagascar, formant plus de 5 000 participants sur la technologie agricole.

En 2018, la Société de commerce de l’océan Indien (STOI), une grande entreprise commerciale malgache, a signé un contrat avec Yuan’s Seed pour représenter Yuan’s Seed dans ses efforts locaux de promotion du riz hybride. D’ici 2023, plus de 5 000 ménages agricoles ont été amenées à cultiver du riz hybride. Plus de 400ha ont été exploités pour la culture de riz hybride à Morondava. « La première année, nous avons triplé notre production ! », témoigne Juliette, qui gagnait principalement de l’argent grâce à des petits boulots. Elle s’est concentrée sur la culture du riz après avoir exploitée 3 hectares de riz hybride. En 2022, sa famille a construit un nouveau bâtiment de deux étages tout en acquérant des téléviseurs et un tracteur à main.

« Nous avons calculé qu’un ménage agricole cultivant un hectare de riz hybride peut assurer ses besoins de base de la vie quotidienne », a déclaré Zhang Lijun, directeur général de Yuan’s (Madagascar) Agricultural Development Co., Ltd. En 2010, Yuan’s Seed a créé Yuan’s (Madagascar) Agricultural Development Co., Ltd. à Madagascar, en collaboration avec l’Académie des sciences agricoles de la province du Hunan pour mettre en œuvre la promotion de la technologie du riz hybride.

Des agriculteurs marchent dans des champs après une journée de travail à la base de démonstration de riz hybride à haut rendement de Mahitsy, Madagascar, le 26 avril.

Aujourd’hui, la superficie de promotion du riz hybride chinois cumulative dans toute l’île atteint plus de 70 000 hectares, avec un rendement moyen de 7 tonnes / hectare, soit plus de 2 fois le rendement unitaire moyen des variétés locales. Le rendement maximal a atteint 12 tonnes / hectare. Madagascar est devenu le pays africain avec la plus grande superficie de riziculture et le plus haut rendement en riz hybride.

« Compte tenu d’un gap de production de riz annuel à Madagascar, la promotion de 100 000 hectares supplémentaires de riz hybride promet de résoudre le problème de l’autosuffisance en riz à Madagascar », Zhang Lijun a déclaré que, comme prévu, la culture du riz hybride sera vulgarisée dans les 23 régions du pays au cours des trois à cinq prochaines années.

Donner vie aux graines par localisation, aider l’Afrique à construire « un monde sans faim et sans pauvreté »

Le mois de mai est la saison de la floraison du riz dans la région d’Ambatondrazaka. À la mi-mai, les agriculteurs locaux, armés de tiges de bambou, sont venus et sont revenus dans les rizières pour chasser la pollinisation, et le pollen s’est dispersé comme un brouillard.
Situé au sud du lac Alaotra, le plus grand lac de Madagascar, avec des sources abondantes et des terres plates, Ambatondrazaka est le site de production de riz le plus important de toute l’île et est connu comme le « premier grenier» de Madagascar.

« Il s’agit d’une production des graines par hybridation, le mâle est élevé, le femelle est court et le riz hybride est produit après l’hybridation ». Monsieur André, chef de la base de production des semences de Yuan’s, l’a déclaré à la presse.

Lors de la première Exposition économique et commerciale sino-africaine de 2019, Yuan’s Seed a signé un projet de production locale des semences du riz hybride avec le gouvernement malgache.

« Une graine peut changer le monde, mais seule la réalisation de la localisation a une vraie vitalité et permet de développer durablement des projets d’aides agricoles à l’étranger », a déclaré Zhang Lijun. La base de production des graines de la société dans la ville d’Ambatondrazaka soutient la production de 100 tonnes de graines de riz hybride par an à Madagascar, qui est aussi le premier pays d’Afrique à réaliser une production locale de graines de riz hybride.

Pour soutenir plus systématiquement l’Afrique afin d’améliorer le niveau de production alimentaire, le SOUS-CENTRE AFRICAIN DU CENTRE NATIONAL DE R&D DU RIZ HYBRIDE DE CHINE a été établi en 2019 au centre Mahitsy. « Nous continuerons à rechercher des variétés de riz hybride plus adaptables, plus productives et de meilleure qualité pour Madagascar, afin d’aider l’afrique à atteindre rapidement son objectif d’élimination de la faim. » La base du SOUS-CENTRE est gérée par Yuan’s (Madagascar) Agricultural Development Ltd, dont Zhang Lijun est le Directeur exécutif.

Projet d’industrialisation agricole en Afrique

Actuellement, la société pousse à la construction d’une nouvelle base de production des semences de 2 000 hectares. La nouvelle base est prévue pour être construite dans la zone de riziculture de Marovoay à l’ouest de Madagascar, avec une température moyenne annuelle de 26°C et une source d’eau garantie, et la possibilité de produire des semences de riz hybride deux saisons par an. « Si le projet peut être mis en œuvre, il aidera non seulement Madagascar à atteindre une véritable autosuffisance alimentaire, mais aussi approvisionner les marchés des pays de riziculture d’Afrique de l’Est. » Zhang Lijun se réjouit de promouvoir la mise en œuvre de ce projet de production des semences locales, dans le but de lancer officiellement la construction d’ici la fin de l’année. Aujourd’hui, les experts agricoles chinois se battent encore dans les vastes champs d’Afrique pour créer un « monde sans faim et sans pauvreté ».

Des agriculteurs locaux récoltent du riz hybride à la base de démonstration de riz hybride à haut rendement de Mahitsy, Madagascar, le 26 avril.

Dans l’État de Jigawa, au Nigeria, le riz hybride de la base de formation de démonstration à haut rendement de Yuan’s Seed Company est sur le point de mûrir et le projet de parc agro-industriel de riz hybride de 20 000 hectares est en cours de construction.

Dans la ferme guinéenne de Koba, où la démonstration de riziculture hybride à haut rendement a été couronnée de succès, les experts chinois s’efforcent de faire sortir le riz hybride des champs pilotes, des champs de démonstration et d’impliquer davantage d’agriculteurs guinéens.

Dans le nord de l’Angola, sur une ferme moderne à très grande échelle de 10 000 hectares dans la province de Malange, des semences de riz hybride de haute qualité ont été plantées cette année…

« Nos projets d’industrialisation agricole en Afrique facilitent l’implantation de l’ensemble de la chaîne industrielle grâce à la culture à l’échelle de riz hybride, impliquant et bénéficiant davantage d’entreprises et de ménages agricoles locaux, accélérant le processus de localisation de l’industrie du riz hybride en Afrique », a déclaré Wan Jueming, directrice général adjoint de Yuan’s Seed Company.

Les « huit actions » de la coopération sino-africaine ont clairement proposé de « soutenir l’Afrique dans la réalisation de la sécurité alimentaire d’ici 2030». Xu Jingbo, Secrétaire du Comité du parti au CENTRE NATIONAL DE R&D DU RIZ HYBRIDE DE CHINE, a déclaré que l’aide à l’étranger et la coopération pour le riz hybride seront encore renforcés et que toutes les parties travailleront ensemble pour promouvoir la réalisation rapide des objectifs liés aux « huit actions » de la coopération sino-africaine.

À la fin de mai, le riz hybride dans la base du SOUS-CENTRE AFRICAIN DU CENTRE NATIONAL DE R&D DU RIZ HYBRIDE DE CHINE a été entièrement récolté. Après les tests, le rendement de riz hybride cultivé essentiellement à la manière locale cette saison est resté stable. La nuit pleine de soleil, Hu Yuefang a gardé les derniers grains de riz dans l’entrepôt.
Hunan, à des milliers de kilomètres, est en saison des pluies. Dans les rizières hybrides de Yuan’s Seed Company, situées dans le village de Longwangmiao dans le bourg de Chunhua , le comté de Changsha, le technicien Tang Zhangyu a divisé les rizières en petits grilles, a placé des dizaines de graines d’essai séparément dans les petites grilles, puis a lissé la terre à la main et a inséré soigneusement une étiquette de variété dans chaque grille. Sous le son du coucou, une nouvelle saison de graines d’essai commence à grandir et se prépare à un nouveau voyage du Hunan vers l’Afrique, vers le monde.

Reportage de Hunan Daily: Zhou Yuegui, Peng Kexin, Gu Pengbo et Wang Jue

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