24 000 nouvelles vies. Un protocole d’accord a été signé hier à l’hôtel de ville d’Analakely entre la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), marquant une nouvelle étape dans la lutte contre l’exclusion administrative. Ce partenariat, entamé en 2022, a déjà permis à plus de 18 000 enfants et adultes d’obtenir un acte de naissance. Le protocole signé pour la période 2025-2026 prévoit l’enregistrement de 24 000 nouvelles vies supplémentaires reconnues. Il s’articule autour de trois priorités dont l’enregistrement rétroactif des naissances, la modernisation des guichets uniques dans les six arrondissements de la capitale et enfin, le renforcement des compétences des agents d’état-civil grâce à des formations et une amélioration des équipements numériques.
Invisibilité juridique
Dans son discours, Traian Laurentiu Hristea, représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie pour l’océan Indien, a salué « la mobilisation des autorités locales et des familles. Selon lui, la volonté des parents, accompagnée par une administration impliquée, constitue la véritable clé pour faire reculer l’invisibilité juridique ». De son côté, Harilala Ramanantsoa, mairesse d’Antananarivo, a réaffirmé « l’engagement de la ville pour un service public plus accessible. Elle a insisté sur l’importance d’un accueil humain et respectueux pour chaque mère se présentant aux guichets d’état-civil. À ses yeux, déclarer un enfant, c’est déjà lui offrir sa place dans la société ».
Nadia R.