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mardi, mars 3, 2026
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Diplomatie : L’OIF évite les sanctions pour Madagascar

Le ministère des Affaires étrangères est à la manœuvre pour éviter que les pluies de sanctions tombent sur le pays.

Trois mois après la chute du régime d’Andry Rajoelina, le paysage diplomatique autour de Madagascar semble se réorienter.

Au-delà de l’unique sanction décidée par l’Union africaine, qui a suspendu Madagascar de ses instances en raison du changement de régime, plusieurs autres institutions multilatérales, conscientes des risques d’une rupture brutale, adoptent pour l’instant une posture d’accompagnement et de dialogue. Notamment, l’Union européenne, la SADC, et l’Organisation internationale de la Francophonie. Ces organisations semblent privilégier le dialogue et le suivi plutôt que des sanctions.

Selon certaines sources diplomatiques, la stratégie du nouveau pouvoir engagée dans une « diplomatie tous azimuts », joue en faveur d’un traitement plus mesuré par la communauté internationale. L’agenda du gouvernement, rappelant son attachement à un retour à l’ordre constitutionnel, semble séduire les partenaires étrangers. L’exécutif a officiellement annoncé un calendrier pour l’organisation des consultations nationales, d’un référendum constitutionnel, puis d’élections présidentielles. Ces engagements, selon ses partisans, témoignent d’une volonté de restaurer la démocratie et d’éviter un vide institutionnel prolongé. En conséquence, plusieurs États et organisations internationales paraissent disposés à attendre les résultats de ce processus plutôt que d’imposer de nouvelles sanctions. 

Dialogue

Le 18 novembre dernier, à Kigali, la ministre malgache des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa, a rencontré la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, en marge de la 46ᵉ Conférence ministérielle de la Francophonie. Les priorités de Madagascar dans le cadre de son processus de refondation ont été placées au centre de cet entretien, avec notamment la mention sur les perspectives de coopération entre la Grande île et l’OIF. Lors de cet échange, Louise Mushikiwabo a clairement laissé entendre que l’OIF privilégie l’accompagnement et la recherche collective de solutions plutôt que l’imposition de sanctions. Elle a rappelé le caractère temporaire du régime actuel à Madagascar, insistant sur l’importance d’un dialogue inclusif, de la participation de tous les acteurs.

Virage. De son côté, selon les informations du ministère des Affaires étrangères, la ministre Christine Razanamahasoa a réaffirmé l’engagement des autorités malgaches à limiter la durée du mandat actuel et à respecter le calendrier annoncé des consultations, du référendum constitutionnel et des élections présidentielles. Elle a présenté l’officialisation de ce calendrier comme une preuve de bonne foi et une volonté claire d’avancer vers la stabilité et la démocratie. Ce virage diplomatique autour de Madagascar pourrait ouvrir la voie à un réengagement progressif des partenaires internationaux, à condition, selon certains observateurs, que le calendrier promis soit respecté, que les consultations nationales soient transparentes et inclusives, et qu’un véritable effort soit fait pour organiser des élections libres, crédibles et démocratiques. Si les autorités malgaches confirment leurs engagements et mènent le processus de transition à terme, cela pourrait non seulement restaurer la crédibilité du pays auprès de ses partenaires, mais aussi lancer le pays sur la voie d’une stabilisation politique durable.

Rija R.

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