
La future Constitution de la Vème République s’annonce comme étant un modèle hybride fait d’un mélange de Deuxième et de Troisième République, modèle 2007.
2 + 3 = 5. La Cinquième République pourrait être la somme arithmétique et politique de la Seconde et de la Troisième République, à en juger par les premières pierres de la Refondation. À savoir, la malgachisation de l’Enseignement qui avait… cours sous la République Démocratique de Madagascar (RDM). Avec des résultats médiocres ou à la limite, peu satisfaisants. Ce qui avait contraint l’Amiral à virer à tribord, poussé par le vent de libéralisation qui soufflait depuis le sommet France – Afrique de La Baule en juin 1990. Dans la foulée, l’ancien élève des Jésuites qui ne croyait pas que « la religion est l’opium du peuple », devait mettre plus ou moins au rancart le Livre rouge ou la Charte de la Révolution socialiste malgache. Une sorte de « Bible » idéologique envers laquelle « tout citoyen a un devoir de respect », selon la Constitution du 31 décembre 1975 qui ne mentionnait pas expressément dans ses principes généraux, la laïcité de l’État. Se limitant juste à énoncer que « Le peuple malgache constitue une nation organisée en État fondé sur la communauté socialiste et démocratique, le Fokonolona ».
18 septembre 1992. Il a fallu attendre l’avènement de la Troisième République, dans sa version initiale avec Albert Zafy, pour que la Constitution du 18 septembre 1992 consacre en son article premier que « Le peuple malagasy constitue une Nation organisée en Etat souverain et laïc ». Une laïcité que « Deba » n’a pas osé remettre en cause lors de la révision constitutionnelle du 8 avril 1998, deux ans après son retour à la barre. Il avait seulement « toiletté » l’article premier qui disposait alors que « Le peuple malagasy constitue une Nation organisée en Etat souverain et laïc, fondé sur un système de Provinces autonomes dont les compétences et les principes de gouvernement sont définis et garantis par la Constitution ».
27 avril 2007
Tirant une leçon des velléités de sécession des « États fédéralistes » lors de la crise post-électorale de 2002, Marc Ravalomanana a extirpé les Provinces autonomes de la Constitution de la Troisième République. Et ce, à travers la loi constitutionnelle du 27 avril 2007 portant révision de la Constitution par voie référendaire. Le vice-président… laïc de la FJKM avait supprimé par la même occasion le principe de la laïcité en reformulant comme suit l’article premier : « Le peuple malagasy constitue une Nation organisée en État souverain, unitaire et républicain ». Le troisième Président de la IIIème République a scellé sur l’autel de la FJKM l’union entre l’État et l’Église.
11 décembre 2010. La Constitution de la Quatrième République du 11 décembre 2010 initiée par Andry Rajoelina durant la Transition de 2009, a remis les pendules à l’heure en disposant dans l’article premier que « Le peuple malagasy constitue une Nation organisée en État souverain, unitaire, républicain et laïc ». L’article 2 de réitérer que « L’État affirme sa neutralité à l’égard des différentes religions. La laïcité de la République repose sur le principe de la séparation des affaires de l’Etat et de ses institutions religieuses et de leurs représentants. L’État et les institutions religieuses s’interdisent toute immixtion dans leurs domaines respectifs. Aucun chef d’Institution ni membre du gouvernement ne peut faire partie des instances dirigeantes d’institutions religieuses, sous peine d’être déchu par la Haute Cour Constitutionnelle ou d’être démis d’office de son mandat ou de sa fonction ».
Signes ostentatoires. La question qui se pose est de savoir si la future Constitution de la Cinquième République va consacrer ou désacraliser le principe de la laïcité de l’État. Et ce, à voir – samedi dernier au « Toby FLM Bethesda » Ambohibao Antehiroka – le président de la Refondation troquer sa tenue, son écharpe et son béret de couleur vert Armée de Colonel contre les habits tout blanc d’un « Mpiandry » avec une Bible entre les mains, à l’occasion de la consécration de fidèles appartenant à la même confession que lui. En tant que citoyen, il jouit de la liberté de conscience et de religion. Mais en sa qualité de chef d’État, on est en droit – sur le plan constitutionnel – de se demander s’il ne s’agit pas d’une entorse au principe de neutralité de l’État à l’égard de toutes les religions. Qui plus est, on l’a surtout vu ces derniers temps, moins dans les autres temples et églises ou à la chapelle militaire d’Ampahibe que sur les bancs du FLM. Des 67 ha à Ambohibao. Un penchant et des signes religieux ostentatoires ou ostensibles qui pourraient augurer de la suppression du principe de la laïcité de l’État dans la Constitution de la Cinquième République qui s’annonce alors comme un système bâtard avec une dose de Deuxième République et un zeste (ou geste) de Troisième République. Reste à savoir si l’État va toujours porter le nom de « République de Madagascar » ou « République de la Refondation de Madagascar ». Histoire de donner un « R » de plus à la République, à défaut de pouvoir réinventer ses principes qui restent intangibles et ses valeurs qui demeurent universelles.
R.O



Une FAUTE POLITIQUE de la refondation ! La laïcité est le fondement d’un état républicain et le socle de la démocratie . La Gén Z a raison de ne pas laisser le FFKM avoir l’exclusivité de l’organisation de la concertation nationale !
Je pensais que c’était un fait. Après lecture, je me suis rendu compte que c’est une spéculation. Bref.
Itony le mpanao gazety mianakendry. Fa angaha rehefa miteny frantsay ianareo dia mahay sy afaka manamanimbany.
pour simple citoyen ne pas représentation refondation
Certes le Président de la Refondation de Madagascar est libre de pratiquer sa religion mais il se doit de donner l’exemple. Jusqu’à la preuve du contraire, l’Etat malgache est laic et donc son actuel chef doit le respecter: la jeutralité. C’est aussi par égards pour les autres religions présentes à Madagascar. Ses conseillers aussi doivent veiller à ce qu’une telle erreur ne se reproduise plus.
Je pense que la Constitution de 2010 est toujours en vigueur. Donc, d’après l’Article 2, le Président-Colonel a bafoué ladite constitution. La HCC semble le regard ailleurs. « Entre Dieu et la société, il faut choisir ».
Mais qui donc pourrait dire le contraire que la religion est bien l’opium du peuple ???
Un peuple totalement désorienté ne se drogue pas avec la réligion. Il se tourne vers Dieu. Un président croyant ne piétine pas la laĩcité de l’Etat, il cherche conseils et reconforts auprès de Dieu. Un journaliste critiquant un croyant n’est pas forcément un fervent constitutionaliste: il se pourrait qu’il soit le missionnaire de l’antéchriste pour ébranler la croyance en Dieu…… Un point de vue comme un autre…..
/eus deus, les laïcités se virent de gauche à droite: quel détournement mental.
Baryliva, moi je dit ca, la religion c’est le ciment d’une société. Tu as une preuve pour ta thèse, ou tu ne fais que répéter le bla bla des gauchers de France? Ils sont perdu, ta pas remarqué, non? Une société sans valeurs n’est pas une.
Une Société sans Valeur et sans Repère va à tous les coups à la DÉRIVE et à sa DESTRUCTION !!!
Regardez l’histoire du MONDE !!!!
Plus près de nous. Regardez la DÉSTRUCTION de la société OCCIDENTALE !!!!