
Deux nouvelles variétés de sorgho sont développées et homologuées grâce au partenariat entre le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage via le FOFIFA et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que le Global Collaboration on Sorghum and Millet, dans le cadre du projet APEMBA.
Il s’agit des variétés « Mina » et « Manana » qui se distinguent par leur performance agronomiques remarquables. En effet, « elles affichent une tolérance élevée à la sécheresse avec un cycle de production plus court. Ces nouvelles variétés de sorgho peuvent s’adapter non seulement aux conditions climato-pédologiques de plusieurs régions de l’île, notamment dans les parties Nord et Sud ainsi que les Hautes Terres. Elles permettent également d’être plus résilientes face au changement climatique », selon les explications du coordonnateur national du projet APEMBA lors de la présentation officielle de ces variétés homologuées de sorgho.
Résultats concluants
Le projet APEMBA financé par l’USAID et mis en œuvre par le FOFIFA en partenariat avec l’Université de Kansas et l’Université de Géorgie, vise à améliorer la production et la rentabilité des filières sorgho, mil et arachide à Madagascar. « Ce qui va contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire tout en développant l’économie du pays », a-t-il poursuivi. Il est à noter que des tests d’expérimentation ont été menés dans plusieurs régions afin d’évaluer la capacité d’adaptation de ces nouvelles variétés de sorgho. « Et les résultats ont été concluants. Les rendements de productivité ont dépassé largement la moyenne nationale de l’ordre de 0,7 tonne/ha puisqu’ils atteignent entre 2 et 3,5 tonnes par ha selon les conditions de culture », a fait savoir ce coordonnateur national du projet APEMBA.
Vulgariser les recherches
Il est à noter que le sorgho est utilisé principalement pour l’alimentation humaine et animale. Ses grains peuvent être cuisinés comme le riz. On peut le transformer en farine pour la boulangerie ou la fabrication de sirop. Il sert en même temps de fourrage et grains pour l’alimentation des bétails tandis que ses tiges sont employées pour la fabrication de bioéthanol. Le ministère de tutelle prévoit de vulgariser ces recherches de FOFIFA en travaillant en collaboration avec le secteur privé pour la production et la multiplication des semences de ces nouvelles variétés homologuées.
Navalona R.





