Refondation ne rime forcément pas avec rupture totale avec le passé. Les automobilistes l’ont amèrement constaté avec la hausse assez conséquente des prix à la pompe.
Continuité obligée
De 5160 ar à 5170 le litre, le super carburant accuse une hausse de 110 ariary. Tout comme le gasoil dont le litre passe de 4550 ariary à 4660 ariary, soit la même hausse de 110 ariary. Même le pétrole lampant censé être la source d’énergie de cuisson et de lumière en milieu rural n’est pas épargné par cette spirale de la hausse avec un prix du litre qui passe de 3400 ariary à 3490 ariary soit une hausse de 90 ariary. Devant les stations service comme dans les échanges amicaux et familiaux, les discussions vont bon train, notamment sur le fait que finalement c’est pratiquement une « copie-collée » des mesures prises durant le régime d’avant, la seule différence, le changement des dirigeants. Une situation jugée normale pour ceux qui raisonnent en termes de continuité, dans les actions et qui est la meilleure issue pour garder le pays sur le chemin de l’ouverture économique et des relations avec les bailleurs de fonds traditionnels. Pour le cas particulier du carburant, l’ajustement automatique des prix à la pompe est d’ailleurs l’une des mesures convenues avec le FMI pour la continuité du programme au titre de la Facilité Elargie de Crédit et le déblocage de sa troisième tranche, prévu dans les semaines ou les mois qui viennent. Une échéance capitale dans les relations avec le reste des partenaires techniques et financiers quand on sait que c’est encore le FMI qui fait office de robinet pour les autres financements bilatéraux et multilatéraux. Une continuité obligée, en somme pour le régime de la refondation qui, en prévoyant de démarrer d’ici peu, le train urbain d’Antananarivo, un programme présidentiel du régime précédent, est qualifiée par certains observateurs de « mpijapy… train ».
R.Edmond



Le prix des carburants n’a rien à voir avec la refondation. Il s’agit d’une cohérence économique basée sur les cours mondiaux.
Il serait même bien de faire idem pour l’électricité qui reduira le déficit de la Jirama.