Mercredi après-midi, vers 14h15, un drame s’est produit à Behoririka, transformant un arrêt de bus ordinaire en scène de tragédie. Une fillette de 6 ans a perdu la vie. Alors que sa mère tentait de courir pour atteindre une place à l’avant d’un taxi-be en mouvement, l’enfant a échappé à sa prise. Elle est tombée sous la roue arrière du véhicule et n’est jamais rentrée chez elle. Le chauffeur a été placé en garde à vue et fait face à des poursuites pour négligence et homicide involontaire.
Notons que ce drame survient dans une période pré-festive où les accidents de la circulation augmentent traditionnellement. À l’approche de Noël et du Nouvel An, les rues de la Capitale s’animent : achats de dernière minute, retours en famille et festivités accroissent le trafic de 20 à 30 % chaque année. Les statistiques nationales montrent une hausse d’environ 15 % des accidents mortels en décembre, souvent liés à la fatigue au volant, à l’alcool ou à la précipitation. Pour la seule année 2024, plus de 500 accidents ont été recensés à Madagascar durant cette période, dont une part croissante implique des mineurs.
Responsabilités partagées
Cette tragédie met en lumière la nécessité d’une vigilance collective. En premier lieu, les parents doivent redoubler de prudence avec les enfants à proximité des routes. Tenir fermement la main, éviter de courir ou de se bousculer pour une place dans un transport en commun sont des gestes qui sauvent. Les chauffeurs de taxi-be, de leur côté, ont l’obligation de conduire avec prudence et de respecter le cahier de charges. Les autorités ont aussi un rôle crucial : renforcer les contrôles routiers, sanctionner les infractions et mener des campagnes de sensibilisation. Enfin, les piétons, y compris les plus jeunes, doivent adopter des comportements sûrs : patienter à distance des véhicules, traverser aux passages protégés et rester visibles.
Si chacun assume sa part, peut-être pourrait-on inverser cette courbe funeste.
m.L



