Le Fonds de l’Elevage (FEL) est un établissement public à caractère administratif, sous tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage.
Il joue un rôle important dans le développement du secteur de l’élevage à Madagascar tout en améliorant la production des filières d’élevage et en promouvant la commercialisation des produits d’origine animale. « Ce Fonds est financé par des redevances perçues lors des exportations et des importations des produits d’élevage. On peut citer, entre autres, les animaux vivants, les produits transformés, l’alimentation animale, les intrants et les produits phytosanitaires », a expliqué le directeir général par intérim de FEL, Ratiambolomoniaina Alain Harivony. Il a rajouté que les ressources financières de FEL proviennent également de la location gérance du patrimoine de la direction de l’élevage, des droits perçus sur les transports des animaux vivants ainsi que sur le renouvellement de l’autorisation d’exploitation des industries oeuvrant dans le domaine de l’agro-alimentaire.
Couvert de dettes
Force est pourtant de remarquer que cet établissement public à caractère administratif ne dispose pas pendant 18 mois de directeur général qui est le seul habilité à signer des actes administratifs. Raison pour laquelle, le FEL est couvert de dettes. « Depuis notre nomination, nous avons procédé à l’apurement de ces dettes pour ne parler que celles engagées auprès des fournisseurs tout en régularisant les arriérés de salaires des employés de FEL et les factures impayées de la JIRAMA. Nos collaborateurs ont pu même toucher leurs salaires pour le mois de décembre passé. Les charges sociales ont également été payées », a-t-il fait savoir. Dans la même foulée, « nous avons établi les comptes administratifs qui seront à valider par le Conseil d’administration afin que l’on puisse élaborer le budget primitif et le plan de travail annuel au titre de l’année 2026 », a-t-il enchaîné.
Vaccination gratuite
Quant aux perspectives pour cette nouvelle année, le FEL prévoit de renforcer ses appuis aux collectivités territoriales décentralisées ainsi que les acteurs de l’élevage plus particulièrement les éleveurs par le biais de la construction ou la réhabilitation des infrastructures d’élevage. On peut citer, entre autres, les abattoirs respectant les normes et les abreuvoirs ainsi que les bureaux pour nos antennes régionales se chargeant du recouvrement des recettes provenant des revedances issues des exportations et importations des produits d’élevage. Par ailleurs, « les éleveurs seront dotés des petits matériels d’élevage ainsi que des intrants et des produits phytosanitaires. Le renforcement de leurs compétences n’est pas en reste afin d’assurer leur professionnalisation. Ce n’est pas tout ! Le Fonds de l’Elevage intervient également pour promouvoir la campagne de vaccination et de déparasitage gratuite des animaux d’élevage, notamment les bovins et les petits ruminants. L’appui aux écoles des vétérinaires et d’ingénieurs telles que l’ESSA Agro relève également de notre compétence », a exposé le directeur général par intérim, Ratiambolomoniaina Alain Harivony. Il faut reconnaître que l’élevage est un secteur porteur contribuant au développement socio-économique de la nation ainsi qu’à la sécurité alimentaire.
Navalona R.



