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lundi, février 23, 2026
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Ils ont fait le buzz…

La flotte marine des Gardiens de la Révolution pourrait se retrouver à plusieurs nautiques des côtes malgaches.

L’ombre des Gardiens de la Révolution dans les eaux malgaches. Comme il faut bien nourrir sa population, l’Iran se tourne vers Madagascar pour se fournir en poisson. Selon l’Organisation des pêcheries de l’Iran, pays sous embargo économique et dans un tumulte populaire grandissant, les négociations seraient sur le point de trouver une issue favorable. Les autorités iraniennes semblent déjà s’en réjouir. La Grande Île table donc sur ses surplus pour permettre à une partie de la flotte de 20 000 navires de ce pays islamique de sillonner les eaux malgaches. À côté d’eux, les quelque trente grands navires industriels, notamment les thoniers senneurs, et autant de palangriers de surface de plus ou moins 100 tonnes de l’Union européenne paraîtront insignifiants. Rien à ajouter, mais beaucoup à attendre. Attendre, parce qu’en juin 2023, les Européens ont signé un nouvel accord avec Madagascar, valable jusqu’en 2027. Il revient désormais aux contribuables malgaches de trouver ce document dans le Journal officiel. Pour qu’ils puissent accorder une réelle confiance à leur ministre de la Pêche, et au-delà, à son administration. Et si l’Iran et Madagascar parviennent à un accord final, il serait également nécessaire de rendre publiques les différentes clauses du protocole, au nom du « changement » tant évoqué. Il faut préciser qu’il s’agit ici de pêche en haute mer. Déjà plongée dans un phénomène de surpêche, la zone malgache peut aussi être confrontée aux prises accessoires. Puisque les pêcheurs, du pays des ayatollahs, ont maintes fois été accusés d’utiliser des filets maillants dérivants. Tout simplement un massacre. Un contrôle strict par Madagascar est plus que recommandé. Par ailleurs, l’Iran a toujours escorté ses navires de pêche  avec la marine des Gardiens de la Révolution. Mais, comme au milieu coule une rivière, au milieu des négociations se tiennent les sanctions internationales. À part le troc, poissons contre pétrole, le paiement en dollars serait assez problématique en l’état actuel car l’Iran est banni du système Swift. Avec l’Oncle Sam devenu aussi belliqueux qu’un taureau en rut, l’autre option serait de négocier avec la Chine, ce qui provoquerait  certainement une forte réaction des Américains et les Européens. Résultat probable et à parier à 1 contre 1 000 : l’isolement économique de Madagascar. Aucun dirigeant malgache n’oserait braver ce risque ; la raison est bien sûr économique, et peu soulevée, culturelle. Madagascar, depuis la colonisation, a toujours tenu cette bienveillance de l’écolier serviable à l’Occident. 

Maminirina Rado 

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