La biodiversité marine et côtière de Madagascar est riche et malheureusement en danger.
Les espèces faunistiques et floristiques des écosystèmes côtiers et marins de la Grande Île comptent parmi les plus uniques et les plus importants au monde sur le plan biologique. Le milieu marin malgache a ses particularités. Avec les 1 400 km de récifs coralliens, les mangroves (plus de 250 000 hectares de superficie, soit environ 2 % de la superficie mondiale) abritent plus de 300 espèces de coraux. La richesse ne s’arrête pas là. Les écosystèmes marins et côtiers du pays abritent « plus de 5 000 espèces marines, dont environ 1 540 espèces de poissons (30 endémiques), 123 espèces de requins et de raies, comme le poisson-scie, une espèce en danger critique d’extinction, et neuf espèces de mammifères marins, parmi lesquels des dugongs et plusieurs espèces de baleines. » Une richesse qui est pourtant en danger à cause des pressions anthropiques croissantes dues à des pratiques non durables. Le tout, exacerbé par la pauvreté et une faible gouvernance des ressources.
Position. Une série d’engagements de haut niveau, ces dix dernières années, est la réponse du pays afin de faire face à cette situation. Engagements mis en avant lors des Congrès mondiaux des parcs, des Conférences des Parties et dans le cadre de stratégies nationales, en vue de la conservation de sa biodiversité marine. Parmi eux, l’on peut citer le défi du triplement du nombre d’aires marines protégées (AMP) ou encore la diversification des options de gestion et la suppression de lacunes politiques persistantes qui empêchaient les communautés locales d’exercer des droits de gestion sur leurs zones de pêche traditionnelles. Ce qui s’est traduit par la mise en place d’importants cadres juridiques et réglementaires permettant une gestion communautaire des ressources côtières et marines. Le modèle de gouvernance côtière inclusif novateur, associant aires marines protégées (AMP) officielles et systèmes de gestion communautaires connus sous le nom d’aires marines gérées localement (AMGL), en est le résultat.
José Belalahy


