
Le fleuron de l’industrie navale malgache, la SECREN, est au centre des préoccupations de l’Exécutif. Lors d’une descente effectuée hier à Antsiranana, le colonel Michaël Randrianirina a tracé les grandes lignes d’une réhabilitation qui s’annonce aussi urgente qu’ambitieuse. Entre arriérés de salaires et vétusté technique, le défi est de taille.
Le périple septentrional du colonel Michaël Randrianirina se poursuit sous le signe du redressement économique. Hier, la délégation officielle, comprenant le ministre de l’Industrie, a investi les quais de la Société d’Étude, de Construction et de Réparation Navale (SECREN), à Antsiranana. L’objectif de cette visite de terrain était limpide : constater l’étendue des dégâts sur des infrastructures à bout de souffle et hiérarchiser les interventions nécessaires pour remettre à flot ce géant endormi du Nord.
Obsolète. Le diagnostic technique, présenté par le directeur général par intérim de la société, Anthony Rakotoarisoa, est sans appel. Pour parer au plus pressé, une enveloppe de 27 milliards d’ariary doit être mobilisée immédiatement. Ce financement vital se fragmente en trois axes stratégiques. Le premier, et sans doute le plus critique, concerne la réparation des deux « bateaux-portes ». Véritables poumons du bassin de radoub, ces équipements nécessitent à eux seuls un investissement de 7 milliards d’ariary. Sans leur remise en état, toute mise au sec de navires de grande envergure reste illusoire. Le second volet porte sur l’énergie : il est impératif de tripler la puissance électrique actuelle pour assurer un pompage efficace des eaux du bassin vers l’extérieur, le dispositif actuel étant jugé largement obsolète.
Fierté nationale. Malgré une timide reprise en 2023, la SECREN ne s’est jamais vraiment remise du choc de la crise sanitaire de 2021. Aujourd’hui, l’entreprise publique est asphyxiée par une vétusté qui paralyse son carnet de commandes. Face aux employés, le colonel Michaël Randrianirina a tenu un discours de fermeté et d’espoir : « La relance des entreprises publiques fait partie de la restauration de la fierté nationale. Bien que nous soyons encore dans un tunnel sombre, nous nous efforçons de reconstruire, malgré les tentatives de certains de nuire à ces efforts », pour le locataire d’Iavoloha, la vision dépasse le simple colmatage. Il a annoncé que l’État s’activera auprès des bailleurs de fonds pour mobiliser, à terme, une enveloppe globale de 30 millions de dollars. Ce montant colossal devrait permettre une redynamisation complète de la SECREN dans le cadre de la Refondation.
Arriérés de salaires. L’aspect social n’a pas été occulté. Conscient de la précarité dans laquelle sont plongés les travailleurs de la construction navale, l’émissaire de l’État a apporté une réponse concrète. Le dossier des arriérés de salaires sera porté à l’ordre du jour du Conseil des ministres ce jeudi 8 janvier. L’objectif annoncé est le déblocage immédiat de trois mois de salaires pour soulager les ménages des employés. À Antsiranana, l’attente est désormais suspendue aux décisions qui sortiront du palais d’Iavoloha. La SECREN, autrefois moteur économique de la DIANA, joue ici sa survie et son avenir.
Julien R.




Méfions nous qu’une GRANDE PARTIE DE CETTE ARGENT ne S’ÉGARE dans la POCHE de CERTAINS RÉSPONSABLES ( qui est une grande spécialité Malagasy)!!!
À SURVEILLER +++++
Il faut bien tenir et CONTRÔLER les Cahiers des COMPTES TRÈS SOUVENT et a L’IMPROMPTUE !!!!
OPÉRATIONS « COUP DE POINGS « !!!