
À Ilanivato, la situation reste inchangée malgré la manifestation des riverains et des conducteurs de taxi-be, lundi dernier. L’eau stagnante qui inonde une partie du quartier n’a toujours pas été évacuée, rendant la circulation extrêmement difficile. Les taxis-be évitent la zone, redoutant les gros nids-de-poule dissimulés sous les flaques profondes. Face à cette impasse, les habitants n’ont d’autre choix que de recourir aux charrettes pour se déplacer. Moyennant 500 ariary, ces dernières assurent la traversée d’un point à un autre, surtout dans la zone la plus inondée. Plusieurs charretiers opèrent sur place pour répondre à la forte demande. Mais cette solution de fortune a un coût, et tout le monde ne peut se permettre de payer quotidiennement cette somme, déplorent les riverains. Ils dénoncent également les risques sanitaires liés au contact prolongé avec une eau stagnante et sale, propice à la propagation de maladies. Les habitants lancent une nouvelle fois un appel pressant aux autorités pour une solution durable. Pour eux, cette situation ne peut plus durer, surtout en pleine saison des pluies.
Narindra Rakotobe



