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lundi, janvier 12, 2026
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Tiako i Madagasikara : La nomination d’un PDS pour Antananarivo, illégale

Marc Ravalomanana a déclaré que le TIM soutenait le régime actuel.

Les partisans du Tiako i Madagasikara se sont réunis au Magro Tanjombato, samedi, et cela ressemblait à une véritable démonstration de force.

Plus de 10 000 partisans ont répondu présent à l’appel du parti Tiako i Madagasikara (TIM) et de son président national, Marc Ravalomanana, à l’occasion de la présentation des vœux du Nouvel An et de la rentrée politique du parti. La manifestation s’est tenue samedi dernier au Magro Tanjombato, dans une ambiance marquée par une forte mobilisation. Une affluence qui confirme la notoriété du TIM ainsi que la popularité intacte de son leader, resté au premier plan de la scène politique malgré plus de 16 années passées dans l’opposition. Marc Ravalomanana a ainsi réitéré son soutien, ainsi que celui du Tiako i Madagasikara, au régime actuel. 

Anomalie juridique

Cette rencontre a également servi au bâtonnier Hubert Raharison, avocat de Tojo Ravalomanana, pour revenir sur le contentieux électoral opposant le TIM à la plateforme IRMA dans la Commune urbaine d’Antananarivo. Face à l’éventualité de la nomination d’un président de délégation spéciale (PDS) à la tête de la capitale, il a été catégorique : « La nomination d’un PDS pour Antananarivo est illégale », a-t-il déclaré. Le bâtonnier a affirmé sans ambages que « Tojo Ravalomanana a été élu lors des élections municipales de décembre 2024 à Antananarivo Renivohitra ». Selon lui, le retard dans la publication de la décision du Conseil d’État constitue une anomalie juridique. « La loi est claire : seul le suffrage universel permet de désigner le premier responsable de la ville. La nomination d’un PDS serait une entorse à la légalité et un piège politique », a-t-il ajouté, évoquant par ailleurs des fraudes et des détournements de la volonté populaire, tout en exprimant sa confiance en la justice.

Solidarité nationale

Prenant la parole, Tojo Ravalomanana a estimé que « le temps du changement et de la lumière est venu » après 17 années d’épreuves ayant révélé, selon lui, le véritable visage des acteurs politiques. Il a rappelé les avancées réalisées durant le régime de Marc Ravalomanana, avant de déplorer les sabotages ayant freiné cet élan. S’adressant particulièrement à la Gen Z, il a partagé son expérience lors de l’élaboration du Madagascar Action Plan (MAP), soulignant que « le pays a reculé ces 16 dernières années à mesure que l’obscurité gagnait du terrain ». Marc Ravalomanana a, pour sa part, salué le rôle joué par les chefs d’Église durant les périodes de crise et appelé à la solidarité nationale, tout en exhortant les Malgaches à bannir toute forme de discrimination. Réaffirmant son engagement politique, il a indiqué que son principal défi reste la lutte contre la pauvreté et la sortie de la population de la misère, se disant déterminé à poursuivre les efforts de développement engagés lors de son passage à la tête de l’État. En tout cas, ce rendez-vous a également marqué le retour au bercail des anciens cadres du parti, si d’autres ont brillé par leur absence.

Julien R.

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