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mardi, janvier 13, 2026
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CENI : Une institution de plus en plus remise en cause

Les critiques à l’encontre de la CENI se font de plus en plus pressantes, aussi bien au sein de la classe politique que dans l’opinion publique.

Ayant traversé sans encombre les turbulences politiques ayant conduit à la chute du régime Rajoelina, la CENI, à l’instar des autres institutions de la IVe République, voit aujourd’hui son existence vivement contestée.

Récemment dotée d’un nouveau visage à sa tête, en la personne de Thierry Rakotonarivo, et engagée dans une réorganisation de son organigramme, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) se retrouve au centre des déclarations politiques du week-end.

Plusieurs formations ont pris position à propos de l’institution d’Alarobia. Le parti Tiako i Madagasikara (TIM), par la voix de ses élus, tout comme le parti Malagasy Miara-Miainga (MMM), conduit par Hajo Andrianainarivelo, figurent parmi les plus critiques. L’Anjomara sy Rivo-Baovao (ARB) d’Andry Raobelina, qui a également mobilisé ses partisans, a, pour sa part, affiché sa volonté de participer aux futures élections, sous réserve qu’elles se déroulent dans des conditions jugées acceptables.

Suppression. Pour le président national du MMM, la suppression de la CENI demeure l’une des principales revendications de la rue et reste d’actualité. « Ce n’est pas parce que les dirigeants de la CENI ont changé que le système est pour autant devenu adéquat », a-t-il souligné, estimant que changer les responsables ne suffit pas.

Selon lui, c’est le système lui-même qui serait à l’origine des dysfonctionnements électoraux ayant plongé le pays dans l’instabilité, d’où la nécessité d’une réforme radicale. Du côté du TIM, la méfiance envers les membres actuels de la CENI reste entière. Le parti affirme ne plus accorder sa confiance à une institution ayant organisé des scrutins qu’il juge entachés de fraudes et d’irrégularités. Les résultats des dernières élections ont d’ailleurs toujours été rejetés par la formation politique, qui estime qu’ils ne reflétaient pas la volonté réelle des électeurs.

Concertation nationale. Au-delà des partis politiques, une partie de la jeunesse, notamment la Génération Z, ainsi que les manifestants des mouvements de septembre et d’octobre 2025, ont également revendiqué la suppression de la CENI et des autres institutions de la IVe République. Quoi qu’il en soit, les actuels tenants du pouvoir rappellent que seule la Concertation nationale sera habilitée à trancher sur l’avenir de la CENI, ainsi que sur la forme que prendra la future Ve République. En tout cas, contre vents et marées, la CENI a toujours survécu aux revendications de la rue, mais aussi à celles du Collectif des 11 candidats qui réclame, depuis 2023 au moins, sa refonte avant la tenue des élections. Peu importe, force est de constater que les partis politiques ont déjà les prochaines échéances électorales dans leur ligne de mire.

Julien R.

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