Un nouveau directeur général par intérim a été nommé à la tête de la JIRAMA pour remplacer le directeur général Ron Weiss.
Il s’agit du général de division Rasolomanana Hajatiana. « Cette décision a été prise lors de la réunion du Conseil d’administration de la JIRAMA tenue le 12 janvier 2026 », a déclaré le général de division Itimar Ottman, le PCA de cette société d’État, qui plus est, le secrétaire général de la Présidence de la Refondation de la République. L’annonce a été faite lors de la passation de service entre le nouveau directeur général par intérim et son prédécesseur, hier, au siège de la JIRAMA à Ambohijatovo. Dans son allocution, le nouveau DG par intérim s’est engagé à mener sa mission en s’appuyant sur les valeurs regroupées sous l’acronyme HOPE : humilité, opportunité, proactivité, promptitude et émulation. Il a souligné que la vie socio-économique de la nation dépend fortement des deux secteurs stratégiques que sont l’eau et l’énergie. « Certes, la JIRAMA est confrontée à de nombreux défis, qu’ils soient techniques, financiers, organisationnels ou liés aux ressources humaines. Toutefois, je demeure convaincu que la société dispose d’un savoir-faire et d’une expertise locale capables d’apporter des solutions durables aux problèmes d’accès à l’eau et à l’électricité », a-t-il affirmé.
Lutte contre la corruption. Parmi ses priorités, le général de division Rasolomanana Hajatiana a cité la poursuite des travaux visant à réduire, voire éliminer, le délestage sur l’ensemble du territoire national, la rénovation des réseaux de distribution d’eau et d’électricité, ainsi que la protection des infrastructures d’adduction en eau potable. Il a également annoncé un accent particulier sur la réduction des pertes techniques, l’assainissement des dettes de la JIRAMA, l’amélioration du taux de recouvrement, ainsi que la lutte contre la corruption, laquelle, selon lui, a été mise en évidence dans les documents de passation. Témoignant de son vécu personnel, le nouveau DG par intérim a rappelé qu’il connaît bien les difficultés d’accès à l’eau et à l’électricité. « Mon quartier, situé dans la capitale, a été privé d’eau pendant 218 jours rien que l’année dernière. J’ai adressé de nombreuses doléances via le numéro WhatsApp du service clientèle de la JIRAMA. Je suis ainsi passé du statut de client à celui de fournisseur, ce qui implique davantage de responsabilités », a-t-il confié. Il a appelé l’ensemble des agents de la JIRAMA à œuvrer collectivement pour la réussite de cette mission, insistant sur la nécessité de fournir au peuple des résultats concrets, plutôt que de simples discours. Il a également plaidé pour une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes, notamment les prestataires, les fournisseurs et les ministères techniques.
Zones rouges. De son côté, la ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, le Dr Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina, a déclaré être disposée à travailler en étroite collaboration avec le nouveau directeur général par intérim de la JIRAMA. Elle a indiqué que 20 zones rouges, dépourvues d’eau, ont été recensées dans la capitale, citant notamment les quartiers d’Anjanahary, Ankadifotsy, Ambatomaro et Itaosy. Le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, a, pour sa part, annoncé la mise en place d’un comité de redressement, chargé de la mise en œuvre du plan de redressement et d’assainissement de la société d’État.
Enfin, l’ancien directeur général de la JIRAMA, Ron Weiss, arrivé en fin de mission, a déclaré que l’accès à l’eau et à l’électricité demeure un défi majeur dans ce pays magnifique. De nombreux travaux ont été engagés pour améliorer la situation, même si beaucoup reste encore à faire. « En revanche, je suis satisfait de quitter la JIRAMA avec zéro délestage », a-t-il conclu.
Navalona R.


