
La mise en place du Registre Social Unique (RSU) se poursuit à Madagascar.
Cette plateforme unique, qui standardise et archive les données socio-économiques permettant aux différents secteurs d’accompagner les individus et les ménages, regroupe, en date du 31 décembre 2025, 1 820 920 ménages répartis dans vingt-trois régions, 114 districts et 1 046 communes du pays. Des enregistrements opérés en marge de l’inscription des ménages vulnérables aux programmes de filets sociaux financés par la Banque mondiale ont permis d’obtenir ces données. Il convient de noter que les ménages d’Ampanihy Ouest et de Betioky Sud ont été les premiers à avoir été inscrits dans ce registre en 2023.
Leçons. L’inexistence d’un tel outil dans la Grande Île a été mise à nu par la pandémie de Covid-19 qui a frappé le pays, et le monde, en 2020. Des milliers de familles des grandes villes, Antananarivo et Toamasina I et II, se sont retrouvées du jour au lendemain sans ressources, suite aux mesures de confinement mises en place. Un changement brusque et brutal qui les a plongées dans un état de vulnérabilité et de nécessité. Le pays a tiré des leçons de ce passé et dispose actuellement d’un registre social unique ainsi que d’un registre des bénéficiaires. Deux outils qui, valorisés, « permettent de dresser le profil de la population, de suivre la couverture, les lacunes et les chevauchements, d’analyser les politiques, de budgétiser et de planifier, et de répondre aux crises ». Dans leur approche, les acteurs initiateurs de la mise en place du registre social unique ambitionnent d’enregistrer la totalité des ménages malgaches en 2030. D’ici là, les perspectives affichées, du moins au premier semestre de l’année 2026, font état de la poursuite de la mise en place des guichets sociaux par le ministère de la Population et des Solidarités ; ainsi que de la suite de l’enregistrement de masse, qui devrait se faire en quatre phases d’ici la fin de l’année 2026. Ce qui concerne surtout les 98 districts restants.
José Belalahy


