
Le président du vondrona Vonjeo Gasikara, Alain Mahavimbina, a livré son analyse à l’issue des Assises des partis et organisations politiques, tenues le week-end dernier au Kianja Barea, Mahamasina, ayant abouti à un accord politique encadrant la période de Transition. Selon lui, la crise actuelle a mis en évidence les limites du fonctionnement institutionnel et la nécessité d’une gouvernance transitoire adaptée. « La situation que traverse le pays exige des mécanismes exceptionnels, fondés avant tout sur la légitimité populaire », a-t-il expliqué.
Bicéphalisme. Pour le juriste, l’un des axes majeurs de l’accord politique concerne la réorganisation des institutions, notamment à travers la mise en place d’organes bicéphales. « L’objectif est d’éviter la concentration du pouvoir et surtout de réduire les charges inutiles de l’État, compte tenu de la situation économique actuelle », soutient-il. Cette option vise, selon lui, à maintenir un minimum d’efficacité administrative tout en allégeant le coût de fonctionnement de l’appareil public.
Non-autonomie. Concernant la Haute Autorité de la Transition (HAT), Alain Mahavimbina précise qu’elle ne doit pas constituer une institution autonome dotée d’un statut unique. « La Haute Autorité de la Transition doit être rattachée à la Présidence, sans devenir un centre de pouvoir indépendant », indique-t-il. Selon lui, cette configuration permettrait d’assurer la cohérence de l’action publique durant la Transition, en attendant le retour progressif à un ordre constitutionnel légal et légitime. « La Transition doit rester un passage encadré, et non une installation durable du provisoire », conclut-il.
Nadia R.


