La deuxième campagne nationale de lutte antiacridienne pour la période 2025-2026 a été officiellement lancée à Toliara. Cette opération d’envergure prévoit le traitement de plus de 600 000 hectares à travers des interventions terrestres et aériennes. Elle vise en même temps à protéger les moyens de subsistance de plus de 420 000 personnes vivant principalement de l’agriculture et de l’élevage dans des zones de production menacées par les invasions acridiennes. « L’objectif est de contenir durablement la pression acridienne, de protéger les cultures et les pâturages, et de préserver la sécurité alimentaire face à un risque qui demeure élevé », a déclaré Mbuli Charles Boliko, représentant de la FAO, lors de la cérémonie de lancement à Toliara.
Levier majeur. Le programme est mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, à travers le Centre national de lutte antiacridienne (IFVM), en partenariat avec la FAO. Il bénéficie d’un financement de 7,3 millions de dollars de la Banque mondiale. Outre la dotation en équipements et matériels au profit de l’IFVM, plus de 70 agents ont bénéficié d’un renforcement des capacités afin d’assurer le bon déroulement des opérations sur le terrain. Pour le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, José Nirina Rasatarimanana, la lutte antiacridienne constitue « un levier majeur pour renforcer durablement le secteur agricole ». Elle contribue non seulement à l’amélioration de la sécurité alimentaire, mais également au renforcement de la résilience des communautés de producteurs. Il convient de rappeler que, lors de la première campagne nationale, 330 000 hectares avaient été traités, dont 288 000 hectares par voie aérienne.
Navalona R.


