À peine installé à la tête de la Jirama, le Directeur général par intérim, Gal Hajatiana Rasolomanana, a choisi de commencer par une descente sur le terrain. Sa première visite a porté sur des infrastructures stratégiques d’électricité et d’eau, afin d’évaluer l’état réel des équipements et les priorités à engager. Selon les constats partagés lors de cette tournée, la production d’électricité ne serait pas, à ce stade, la principale source de difficulté. Le problème se situe davantage au niveau de la distribution, fragilisée par les intempéries et par le vieillissement des installations. Une situation qui expliquerait les coupures fréquentes observées sur le réseau interconnecté d’Antananarivo, malgré une capacité de production jugée suffisante pour l’instant.
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Par ailleurs, la fabrication des poteaux en béton pourrait être réintégrée au sein de la Jirama, alors qu’elle est aujourd’hui prise en charge par des opérateurs externes. L’entreprise dispose d’une capacité de production évaluée entre 2 000 et 2 200 poteaux par an au niveau du site d’Épigaulier Mandroseza, un atout présenté comme un levier concret pour renforcer le réseau et accélérer certains travaux de remise à niveau. Sur le volet eau, les autorités de la Jirama indiquent que les travaux d’augmentation de la production à Mandroseza avancent. D’après le calendrier annoncé, les effets devraient commencer à se faire sentir dans les prochains mois, avec des améliorations attendues sur l’approvisionnement en eau dans la capitale. Le DGpi a, par ailleurs, lancé un appel à la mobilisation de l’ensemble des collaborateurs de la Jirama. Insistant sur le caractère vital des services fournis, il a rappelé que l’eau et l’électricité constituent des piliers du développement économique. Un message qui se veut à la fois un signal de fermeté et une invitation à la coopération, à l’heure où la population attend des résultats visibles sur la continuité des services essentiels.
Antsa R.


