
La réhabilitation de la Route nationale n°4 (RN4), artère stratégique reliant Antananarivo à Mahajanga, avance au ralenti. Sur les tronçons financés par la Banque mondiale dans le cadre du PDDR (projet de développement durable du secteur routier), seulement 20 % des travaux ont été réalisés, un retard jugé préoccupant au regard de l’importance de l’axe pour l’économie et la mobilité des usagers. Face à cette situation, le gouvernement durcit le ton. Les entreprises en charge du chantier sont sommées de renforcer rapidement leur matériel et leurs équipes afin d’accélérer l’exécution. À défaut, des sanctions seront appliquées. Le ministre des Travaux publics, Henri Jacob Razafindrianarivo, a insisté sur l’urgence de livrer une route sûre et praticable, répondant aux exigences du cahier des charges. Parallèlement, des avancées sont signalées sur le volet CERC du PCMCI, également soutenu par la Banque mondiale. Trois infrastructures majeures sont presque achevées, et la section située au PK 502 devrait être ouverte à la circulation dès février. L’État, via le Fonds routier, contribue aussi au financement, pour une RN4 plus fluide et sécurisée.
Antsa R.


