Qu’en sera-t-il du projet d’autoroute Antananarivo-Toamasina ? Aux dernières nouvelles, le chantier qui faisait la fierté de l’ancien régime est en suspens.
Projet terre-à-terre
Ou plutôt en étude d’ajustement, comme l’avait déjà annoncé le ministre en charge des Travaux publics. En somme, si le projet sera poursuivi, la « refondation » y laissera des traces, avec notamment l’objectif de protéger les forêts de l’Est et leurs immenses richesses naturelles, pour ne citer, entre autres, que le parc national de Zahamena. Celui-ci abrite 112 espèces d’oiseaux, 62 espèces d’amphibiens, 29 espèces de poissons, 46 espèces de reptiles, ainsi que 48 espèces de mammifères, dont 13 espèces de lémuriens, 151 espèces de ptéridophytes, 60 espèces d’orchidées, 22 espèces de palmiers, 10 espèces de pandanus et 511 espèces de plantes ligneuses…
Une longue liste, suffisante pour justifier ce projet d’ajustement des autorités transitoires, passées maîtres dans l’art du virage à 180 degrés sur de nombreuses initiatives des anciens dirigeants. Mais l’idée récemment lancée par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo ne manque visiblement ni de bon sens ni d’efficacité.
Lors d’une émission spéciale de la télévision publique, le chef du gouvernement a fait état d’un projet de création de la Route du Riz, reliant Antananarivo à Bealanana, en passant par Anjozorobe, Andaingo, Ambatondrazaka et Mandritsara. Un projet original et adapté à un pays agricole comme Madagascar, puisqu’il vise à relier de grands greniers à riz. Un projet terre-à-terre dont le pays a plus que jamais besoin, dans la mesure où il privilégie non seulement le développement agricole, mais permettra également, et surtout, d’atteindre enfin l’objectif d’autosuffisance en riz.
R.Edmond.


