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vendredi, janvier 23, 2026
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Migration en Afrique Australe : Madagascar intègre le réseau SAMIN

La Grande île est le cinquième pays à officialiser et à opérationnaliser son chapitre SAMIN, un réseau de défense collective des droits des réfugiés et des migrants en Afrique australe.

Une migration sûre, ordonnée, régulière et respectueuse de la dignité humaine : un idéal que les initiateurs de la plateforme SAMIN, ou Southern Africa Migration Network, ambitionnent d’atteindre. Un idéal partagé par Madagascar, qui a officiellement lancé hier « son chapitre SAMIN Madagascar ». Un réseau qui « rassemble des acteurs issus des entités publiques, de la société civile, des organisations religieuses, du monde universitaire et de la recherche, des autorités traditionnelles, des migrants et réfugiés, et d’autres acteurs engagés dans les questions migratoires », selon les explications de Ioclin Dahy, coordonnateur des activités du chapitre SAMIN Madagascar, en marge d’une cérémonie officielle organisée à Ivandry, hier. Pour ce professeur d’université, « le lancement du chapitre SAMIN Madagascar marque le début d’un processus collectif », dans la mesure où « la voix des migrants pourrait (enfin) être entendue et respectée ». 

Bases. Concrètement, cette plateforme oriente ses activités sur quatre axes stratégiques : la recherche et la documentation, à travers lesquelles le réseau va produire des analyses et des données fiables, dans l’objectif d’éclairer les politiques migratoires et les initiatives sur le terrain ; le lobbying et le plaidoyer, à des fins d’influence des décisions politiques et publiques, toujours dans l’esprit de protection des droits humains. Dans son approche, SAMIN Madagascar se donne également pour mission d’informer et de sensibiliser l’opinion publique, afin de « combler les lacunes de connaissance et d’informer les acteurs ». Une mission qui va de pair avec le partage des bonnes pratiques et la mise en réseau, ouvrant la voie au renforcement des capacités des acteurs locaux et régionaux.

Fin 2026. À peine lancée, cette plateforme s’est fixé l’objectif de faire un état des lieux des questions migratoires à Madagascar. Se manifestant sous différentes formes (migration interne, internationale, forcée ou volontaire, économique, environnementale ou liée à la recherche d’opportunités), les phénomènes migratoires « appellent des réponses concertées, inclusives et fondées sur les droits humains ». Les premiers jets de données, pouvant concerner les instruments juridiques, les victimes, les migrations internationales ou forcées, devraient se faire d’ici la fin de l’année 2026, si l’on s’en tient aux dires de Ioclin Dahy. À terme, le pays devrait disposer d’une baseline sur la migration, ce qui n’est pas encore le cas actuellement, tant du point de vue quantitatif que qualitatif, si l’on s’en tient toujours aux explications données à Ivandry, hier.

José Belalahy

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