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mardi, janvier 27, 2026
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Jean-Luc Désiré Djavojozara : « Nos politiciens n’ont pas d’éthique »

Tant de polémiques ont entouré la vidéo de l’homme fort de Diego. Les opinions divergent, et la diffusion de cette vidéo a été une véritable surprise. Toutefois, en toute neutralité, monsieur le maire a permis de clore le débat une bonne fois pour toutes. Peut-être que sa manière de s’exprimer a pu choquer, mais, au moins, il a dit ce qu’il avait à dire.

#Le fédéralisme est déjà acquis. Jean-Luc Désiré Djavojozara, lors de la conférence de presse qu’il a récemment tenue, a mis les points sur les « i », expliquant que le fédéralisme est bel et bien inscrit dans la loi nationale 2021.011 relative à la décentralisation émergente. Le premier magistrat de la ville du Varatraza a décortiqué le sujet dans son bureau. Cependant, il a reconnu que cette loi n’est pas appliquée. Il a également souligné que l’unité reste primordiale alors que certains nourrissent une idéologie ethniciste. « Certains cherchent à exclure des groupes de personnes. La haine envers les “borizano” nous pousse à instaurer ce système politique. Certains se vantent de nos richesses. Sommes-nous réellement indépendants ? », a-t-il poursuivi. En réalité, cette forme d’organisation politique est surtout défendue par des néophytes, dont la majorité n’a jamais lu la Constitution ni étudié la structure législative du pays. Djavojozara, sans chercher à se mettre en avant, a levé le voile sur ces ignorances, ce qui dérange une frange de notables de la région DIANA. Ceux-ci souhaitent séparer la partie septentrionale du reste de Madagascar afin de gérer les ressources de manière inappropriée. Le vétérinaire, Dr Moreno Ralaivao, n’a pas caché sa préoccupation : « Le problème avec ces individus qui brandissent la banderole “Nous voulons le fédéralisme” est qu’ils sont complètement déconnectés de la réalité. Souvent, ce sont des politiciens sans véritable assise. Comme on dit : c’est en forgeant qu’on devient forgeron. »

#Culte de personnalité. Djavojozara a également mis en lumière la manière de pratiquer la politique à Madagascar. « Les membres des partis politiques se livrent au culte de la personnalité. Normalement, ils devraient posséder une philosophie politique et une idéologie claire », a dénoncé le magistrat de la ville d’Antsiranana. Dans cette localité, la moitié des citoyens se laissent emporter par leurs sentiments, au détriment de l’analyse, de la réflexion et de la conscience. Par ailleurs, manipulée habilement par des politiciens versatiles, la population observe les faits à travers le prisme des critiques. Sous l’emprise des émotions, l’esprit perd sa clarté. Tout trouve son origine dans l’histoire. Il est impératif de souligner que les personnages politiques du nord ont souvent été incompris de leur vivant, alors même qu’ils éclairaient le chemin des Tavaratra. Ces derniers, soumis aux manœuvres des ambitieux, changent de position au fil du temps, et cette instabilité persiste. Les convictions des Antsiranais restent fragiles et suivent le courant des événements. L’intention n’est pas de critiquer les Diegolais, dont la détermination est manifeste, mais il semble que, derrière les apparences, un petit groupe dirige les affaires selon un ordre prédéterminé.

#Mécanisme de développement entravé. Face à cela, de nombreux observateurs, analystes et érudits restent sidérés, ne serait-ce que par le projet de transformation du vaste aérodrome d’Andrakaka en aéroport international. Construit par la Royal Air Force britannique en 1942 après l’opération Ironclad, ce champ d’aviation, utilisé ensuite par les forces françaises, couvre plus de 3 000 hectares. En faire un aéroport international est techniquement possible, mais cela dépend avant tout de la volonté politique. Comme beaucoup de lieux stratégiques à Madagascar, le site reste, pour l’instant, un cimetière de projets.

La détermination politique est essentielle pour le développement d’une région. Sans conteste, Jean-Luc Desiré fait partie des patriotes incompris du nord. La preuve : il n’a jamais été aligné derrière un parti. Certes, en 2015, lors des élections municipales, il avait le soutien d’Andry Rajoelina, mais une fois élu, il déclara ouvertement : « Je servirai Diego, mais pas un parti. » Cette déclaration spectaculaire ébranla les membres de Mapar à l’époque. Cette attitude témoigne de sa conviction. Son célèbre « Diego fo haiko », littéralement « Je ne connais que Diego », traduit son attachement profond à la ville où il a grandi.

Iss Heridiny

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