
Face aux informations récemment diffusées par certains médias, les représentants des travailleurs de MADARAIL ont publié un communiqué afin de clarifier la situation.
L’entreprise ferroviaire reste « un acteur stratégique du transport national » et sa stabilité constitue « une priorité pour l’économie et pour les usagers », a insisté le communiqué. Depuis la mise en concession du réseau Nord au début des années 2000, reliant Antananarivo à Toamasina (TCE), MADARAIL a connu « une transformation majeure », ont fait remarquer les responsables. La gestion est passée de l’État (ex-RNCFM) à une concession privée. Après une phase de redressement entre 2003 et 2010, marquée par « une progression notable des volumes transportés », l’activité a reculé à partir de 2011. Depuis 2020, un nouveau processus de relance a été lancé avec l’État malgache et la Banque mondiale. Ce programme comprend notamment « la réhabilitation des infrastructures, l’acquisition de matériel roulant moderne et la réouverture progressive de certaines lignes », a précisé le communiqué. Les responsables ont souligné que ces mesures visent à améliorer « la fiabilité, la sécurité et la régularité des services ferroviaires » pour les usagers et les entreprises.
Dialogue. Les signataires du communiqué ont formellement démenti toute intention de grève. Ils ont insisté sur le fait que « la direction entretient des échanges réguliers avec les employés dans un cadre de dialogue social constructif ». Des réformes de gouvernance ont été engagées, avec des changements au niveau de la direction et l’élaboration d’un plan de relance couvrant 2025-2031. Ils ont fait remarquer que ce plan « est aligné avec le Programme de transport multimodal et logistique » et vise à « renforcer l’efficacité opérationnelle, optimiser la gestion des ressources et assurer le développement durable du transport ferroviaire ».
Mobilisation. MADARAIL a appelé à la prudence face aux informations non vérifiées et a affirmé qu’elle reste « pleinement disponible pour toute clarification ». L’entreprise a insisté sur la nécessité d’une mobilisation conjointe de l’État, des partenaires techniques et financiers, des travailleurs et des médias. Selon elle, « le transport ferroviaire constitue un levier stratégique pour le développement économique et social du pays », permettant de faciliter « les échanges commerciaux, l’accès aux marchés et la mobilité des populations ».
Recueillis par Nadia R.


