
De la Présidence aux établissements publics, des ministères aux agences stratégiques, l’administration se restructure autour d’un noyau militaire dur.
Le pouvoir se redessine, en treillis. Depuis la prise de pouvoir d’octobre dernier, la militarisation des rouages de l’État s’accélère et se structure à tous les niveaux de l’appareil institutionnel. Au sommet, le chef de l’État, Michaël Randrianirina, colonel de l’armée, gouverne aux côtés de quatre hauts conseillers militaires, dont deux généraux de brigade et deux autres colonels, formant le noyau dur du nouveau centre de décision. Une architecture du pouvoir clairement marquée par l’empreinte des forces armées.
Au sein du gouvernement, cette dynamique se confirme dès la publication des nouveaux membres en octobre dernier. Le ministère de l’Aménagement du territoire est dirigé par Lylyson De René, tandis que le ministère de l’Intérieur est confié à Hanitra Velonjara Rakotonandrasana, deux militaires de carrière et figures clés d’un Exécutif où la logique sécuritaire et disciplinaire s’impose comme colonne vertébrale de l’action publique. À la Présidence, le verrou institutionnel est assumé. Le poste stratégique de Secrétaire général de la Présidence est occupé par le général de division Itibar Ottoman, issu de la gendarmerie. Un maillon central dans le pilotage administratif et politique de l’État, désormais sous contrôle militaire direct.
Fonds souverain. Les structures économiques et stratégiques suivent la même trajectoire. À la tête de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques, le général de brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo a été nommé Directeur général fin novembre 2025. À la Jirama, une entreprise publique vitale pour l’énergie et l’eau, dont les finances sont au rouge depuis des années, le pouvoir a placé le général de division Richard Hajatiana Rasolomanana, nommé début janvier. Le Fonds souverain, outil financier central pour la gestion des capitaux levés par l’État, est désormais dirigé par le général de brigade aérienne en retraite Jean Alfred Rakotomaronirina, nommé lors du Conseil des ministres du mardi 27 janvier. Un autre levier stratégique passé sous commandement militaire. Même la lutte contre la fraude est militarisée. À la tête de l’Agence nationale antifraude auprès de la Présidence se trouve le général Charles Andrianasoavina, ancien du camp Capsat, symbole de la prise de pouvoir par des réseaux militaires depuis 2009.
Rija R.



La refondation est faite pour les militaires…les mieux nantis de population malgache
Encore cocu la GEN Z??????.